mardi 8 décembre 2009

Déménagement, apparté félin

Ou comment dompter le fauve qui sommeille en chaque chat, même les plus obèses et apathiques.(si si, tentez de lui faire rencontrer un seau d'eau et vous verrez)

Mes chers amis, comme vous le savez certainement, j'ai un chat. Carpéte en sur-poids dotée d'un sens aigü de la contrariété et de la contradiction également, le chat domestique n'est cependant à prendre avec des pincettes ou alors des très grosses. J'avais tout d'abord songé à enfermer tout simplement la bête dans sa caisse de transport, et de ne l'ouvrir qu'à l'arrivée à l'appartement, l'enfermant alors dans la salle de bains avec eau, nourriture et litière pendant que nous déchargerions nos cartons dans la joie et la bonne humeur.
Cependant la crainte que la vessie de mon chat montre des signes d'insuffisance m'a vite poussé à chercher une autre solution. D'autant plus qu'il est rare d'entendre un chat demander un arrêt pipi sur l'autoroute...

J'ai alors envisagé de le transporter en semi-liberté, tenu en harnais et laisse dans l'habitacle, avec litière entre nos pieds. Je sais, je crois à la poupée qui tousse suis un peu naïve par moment. mes amies ayant déjà voyagé avec des chats m'ont plutôt conseillé d'attacher une corde au plafond, de faire un nœud coulant et d'y passer ma tête en attendant qu'une lente asphyxie vienne me délivrer des rigueurs de ce monde.
J'ai alors songé aux phéromones. Lorsque j'ai expliqué à la patronne de l'animalerie que j'allais passer 9h dans l'habitacle d'une camionnette avec le chat pour le déménagement, elle m'a donné les phéromones en spray les plus concentrées en sa possession, et m'a chaudement recommandé d'aller chez le vétérinaire quérir un médicament pour abrutir déstresser le matou.

Ce que j'ai fait. La vétérinaire m'a confié deux comprimés de calmivet (un supplémentaire, au cas où il recrache le premier), en me recommandant de lui faire prendre une heure avant le départ. Ce ne fut pas une mince affaire. Il fallut tout d'abord écraser le comprimé, le diluer dans l'eau et le mettre dans une seringue, car il est impossible de faire avaler un comprimé à cette saloperie pleine de dents bête apeurée. Puis attraper le chat qui, jouissant de ce 6° sens animal, se méfiait; le coincer dans une couverture pour qu'il ne griffe pas; lui maintenir la gueule ouverte pendant qu'une autre personne lui mettait la seringue dans la gorge et lui faisait boire de force le médicament dilué. Un peu barbare en apparence, mais c'est la seule alternative que nous laisse cet animal du diable ce minou qui sait recracher tous les médicaments, même si on lui met au fond de la gorge, et qui refuse scrupuleusement toute nourriture cachant la substance médicale.

Le vétérinaire m'avait prévenu de nepas m'inquieter des effets secondaire, tels qu'une démarche d'alcoolique chaloupée, ou le fait de voir sa troisième paupière. J'ai eu très peur lorsque j'ai vu le chat saliver abondament,mais c'était certainement dû à l'amertume du comprimé écrasé, pas prévu pour être bu. J'ai tout de même vérifié son état, entre chaque passage afin d'aller chercher un  carton. Ce qui a permis à la Matriarche de me traiter de feignasse, n'en branlant pas une; j'ai toujours apprécié la douceur et la pédagogie de cette délicieuse personne.

Enfin, lorsque le chargement fût enfin achevé, j'ai été chercher l'animal qui, comme à son habitude, s'était réfugié de lui-même dans sa caisse de transport.

A part quelques miaulements plaintifs en début de trajet, il fût d'un calme olympien. Jel'ai sorti de sa caisse à chaque arrêt, en lui mettant son harnais bien sûr et en le tenant en laisse. Je me suis enfermé avec lui dans l'habitacle de la camionnette, pour qu'il puisse l'explorer et se familiariser avec, puis il se remettait de lui-même dans sa caisse sans trop de problèmes.

En fin de compte, le médicament l'a bien abruti pendant 4 à 5h, et ça a été suffisant pour le familiariser avec son environnement temporaire. Cependant, il a très vite récupéré et il était en pleine forme à l'arrivée, soit 9h plus tard. La vétérinaire m'avait dit que le calmant faisiat effet plus de 12h et que le chat ne serait vraiment en forme que le lendemain. Cependant, je doit préciser que ma gigantesque bestiole pèse environ 6Kg, et qu'il est plus grand que la moyenne. Pas tout à fait surprenant, donc.

lundi 7 décembre 2009

Déménagement, second part...

Suite...

La matriarche et Ultimate Soldier nous ayant enfin honorés de leur présence, nous partimes chercher la camionette de déménagement. La partie facile et rapide de l'expédition, pensions-nous. Hélas, pour la seconde fois (qui sera loin d'être la dernière) nous nous trompions.
Car le 122 route de grenoble, adresse du loueur de voiture, paraissais bien facile à trouver sur la carte michelin, en face du palais Nikaia, première à droite après le pont. Encore une fois, ce fut après quelques tatonnements et 5 demi-tours que nous avons enfin trouvé la route.
Il nous fallu ensuite une bonne demi-heure pour faire l'état des lieux du véhicule grâce à un loueur trés trés consciencieux. Tant mieux au fond, car au vu du nombre de coups et éraflures, cela nous a garanti que tout accrochage de notre part passerait inaperçu sur la carosserie déjà bien amochée.

Le chargement des cartons est toujours un moment délicat dans un déménagement. Surtout quand Ultimate Soldier se charge de les ranger dans le camion, fort de son enfance à encastrer des briques sur Tetris. Cependant, en 3d, c'est un peu plus compliqué, surtout quand on range les cartons par format et sans tenir compte des insignifiantes inscriptions "fragile" ou "verres à pied" que des andouilles dotées d'un esprit peu pratique ont mis dessus.
Au passage, il me faut signaler un fait me laissant penser que certains membres de ma famille dégénérés moins bien dotés par la nature ont développé une incapacité mentale aversion pour les ascenseurs. Déjà, il y a quelques années, lors d'une visite de Ultimate Soldier et la Matriarche dans ce même appartement, Ultimate Soldier avait réussi à se coincer dans ledit ascenceur, en s'appuyant comme un cretin négligamment sur les portes intérieures qui, ne pouvant s'ouvrir, bloquent l'ascenceur afin d'éviter un accident. Et déjà, à l'époque, il avait fallu faire intervenir un sympathique technicien qui avait remis le courant en nous traitant d'incapables.
Et bien cette fois, c'est la matriarche elle-même qui a chargé l'ascenceur de cartons, en le remplissant à fond et, bien sûr, en bloquant les portes intérieures. Du coup, arrivé au rez-de-chaussée, bizarrement, la cabine a refusé de s'ouvrir. Etrange, non? Du coup, pendant qu'Ultimate Soldier et la Matriarche, dont nous attendions un vrai renfort musculaire, étaient occupés l'un à empiler dans le camion suivant des principes allant à l'encontre des règles élementaires de la physique et l'autre à tenter d'appitoyer le réparateur venu débloquer l'ascenceur (ce fut d'ailleurs un échec cuisant), seuls restaient Amor-mi-amor avec le dos bloqué (un lumbago 2jours avant le déménagement, on ne me retirera pas de l'idée qu'elle l'a fait exprés a l'art de l'à-propos), Colloc Mâle qui nous donna un fière coup de main et... moi. Et n'oublions pas JoliFleur passée entre 2 scéances de psy nous soutenir moralement.
Au final, à midi nous avions terminé de tout embarqué après avoir passé 45 min à démonter les vélos et les derniers meubles, faute de rangement intelligent place.
Poussés par la Matriarche, à qui le stress faisait migrer la voix encore un octave au-dessus de son timbre habituel déjà anormalement élevé, nous sommes partis précipitament en laissant l'appart dans un capharnaum inextricable et crasseux.

Nous sommes alors parties, armées de notre carte Michelin,d'un itinéraire trouvé sur le net et d'Ultimate Soldier qui, trés en forme, attaquait déjà l'ensemble de ses préjugés machistes et xénophobes blagues sur les espagnoles et les femmes au volant, alors que nous atteignions à peine la rue Barla...

dimanche 29 novembre 2009

Déménagement

Où le récit d'une épopée moderne qu'Ovide n'aurait certainement pas daigné écrire...

La journéede mon démenagement fût, à plusieurs égards, bien riches en émotion.
La veille, des amis étaient venus en bande, profitant de la dernière occasion possible pour nous faire leurs adieux. Lors qu'ils furent tous partis, nous nous sommes couchées tôt pour reprendre des forces après, bien sûr, avoir remis en ordre l'appartement.

Evidement ça ne c'est pas passé exactement ainsi. En vrai, nos potes ont débarqés avec un stoc de bières, de whisky et la ferme intention de nous pinter la gueule une dernière fois. Alors lorsque je suis enfin parvenu à tous les foutre à la porte, il était 4h du mat et j'étais bourrée. Je me suis endormie comme une merde, sans même prendre le temps de retirer mes chaussettes. En revanche ma culotte, si... c'est dire si j'étais fraiche à cette heure et ce niveau d'alcoolemie...

Du coup le lendemain matin, enfin 2h30 plus tard en fait, qand il a falu se lever, je ressemblais plus à un paillassonde 15ans d'âge qu'à la jeune fille en fleur que je suis (en temps normal). Amor-mi-amor et moi avont achevé les derniers cartons, les der des der en quelques sortes, ceux dans lesquels tu fourres pèle-mêle tout, pardon TOUT, ce qui n'a pas encore été empaqueté et que tu étiquètes, très logiquement: bric à brac dernière minute. Et quand Coloc-préférée te demande si c'est réellement une bonne idée de mettre tes derniers veres à pieds chèrement (fauchés)empruntés àmon dernier boulot avec le pied de lampe en fonte, tu réponds, pas de problème, je marquerais fragile dessus. Mais tu doutes quand même un peu...

Ma mère, cet être exquis, devait arriver chez moi vers 8h30, ce qui signifiait, selon mes estimations qu'elle débarquerait tambour battant aux alentours de 7h30, 7h si elle est dans un de ses bons jours ( qui ne le sont que pour elle). Toujours pleine de surprises, elle arriva à... 9h.

samedi 14 novembre 2009

Lyon, enfin

Enfin... Presque...

Ça y est, j'ai trouvé un appartement pour accueillir notre immigration lyonnaise. Un bel appartement, dans un quartier sympathique, et tout semble pour le moment aller pour le mieux. Amor-mi-amor a écumé la moitié de Nice à la recherche de cartons dans lesquels nous avons commencé à entasser toutes nos possessions matérielles censées, quelque part, nous représenter.

Qu'en ressort-il?
Tout d'abord, ce n'est pas une nouveauté, que j'ai un budget livre qui doit atteindre le PIB du Burkina- Faso. Et que le tout représente un poids total se rapprochant de la production mensuelle de charbon du Pas-de-Calais dans les années 50 (1850, entendons nous bien!)
Ensuite que la quasi-totalité de ma vie tient dans une quinzaine de cartons. Et que je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou au contraire m'en inquiéter.
Enfin que si je n'étais pas le moins du monde attachée au lieu que je quitte, j'éprouve à présent un étrange sentiment de mélancolie.

Je l'attribue aux gens que je quitte, bien plus qu'aux années passées me rattachant encore à ces lieux. Et au fait qu'en nul lieu je ne me suis jamais senti chez moi. Si j'étais une vrai espagnole j'en ferai un flamenco:

Je suis une plante sans racine
ayant poussé au gré des vents
Mon coeur parfois s'illumine
D'un désespoir ardent
quand parfois je comprends
que nul endroit ne m'attend
que nulle terre n'est mienne.
Partout étrangère
j'erre.

Mais en français ça rend moins bien, question de rythme, sans doute.

Toujours est-il que je déménage le 25, sur les pentes de la croix-rousse, faire mon petit trou, creuser mon terrier avec Amor-mi-amor. Et avec Chat-crétin. Et la cohabitation entre ces deux là me réjouit déjà dune joie mauvaise.

Imaginez Marie-Georges Buffet et Marine Lepen dans la même pièce. Ou bien Marilyn Manson et Benoit XVI. Ou encore un lion fervent et un chrétien affamé. Voila, vous commencez à vous faire une vague idée de la situation actuelle.
Sachant que pour le déménagement, il faudra passer le trajet (7h de route tout de même) avec Amor-mi-amor, Chat-crétin enchaîné dans un harnais afin de lui éviter d'aller se coucher sous la pédale de frein (ce qui pourrait être préjudiciable pour son intégrité physique), UltimateSoldier venu donner un coup de main, ce qui est très appréciable ou plutôt le serait si ce n'était l'unique personne (a l'exception de ma mère) capable de me donner envie de l'arroser de kérosène et de craquer une allumette et ce, en moins de 10 minutes de présence. Le tout dans un habitacle de camionnette, soit moins de quatre mètres cubes.

Si personne ne meurt dans cette aventure, ce sera vraiment involontaire de notre part!