<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120</id><updated>2011-09-03T14:21:51.367+02:00</updated><title type='text'>D'Eaux et d'encres</title><subtitle type='html'>Si vous cherchez quelque chose qui vous apporte une réel soutien moral, qui vous change la vie... Allez voir ailleurs!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-4017472793821533717</id><published>2010-10-12T14:53:00.001+02:00</published><updated>2010-10-12T14:53:43.876+02:00</updated><title type='text'>Li-bi-do, mais qu'est ce que ça peut bien vouloir dire?</title><content type='html'>&lt;i&gt;Ou comment multiplier par deux le nombre historique de ses partenaires en trois semaines...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis, mes lecteurs, le reste du monde...&lt;br /&gt;De retour sur Lyon depuis maintenant presque un mois, j'ai connu une période d'euphorie post séjour parental qui a été réfrénée tant bien que mal avant la date fatidique de mon concours afin de ne pas trop troubler mes révisions quelques peu clopinantes. Mais pas totalement non plus, je ne suis &lt;strike&gt;plus&lt;/strike&gt; pas une nonne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis une semaine&amp;nbsp; nous sommes APRES le concourt! J'ai donc donné libre cours à mes envies de réjouissances, de fêtes en amis et également à ma libido &lt;strike&gt;débordante&lt;/strike&gt; chaleureuse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais commencé, deux jours après mon emménagement, avec mon voisin. Ben oui, un voisin jeune, fêtard et sympathique, bien que légèrement mou du genoux (et pas uniquement du genoux mais ça c'est une autre histoire). LeVoisin, donc, dont j'ai fait la connaissance dès mon emménagement dans mon nouvel appart, et avec qui j'ai pris l'apéro d'emblée, histoire de lier une relation de bon voisinage.&lt;br /&gt;Relation de bon voisinage qui m'a poussé, le surlendemain, à reprendre l'apéro avec lui, ben oui, une relation de bon voisinage demande des sacrifices. Nous avons papoté, écouté de la musique, puis flirté et, l'un dans l'autre,&amp;nbsp; lors d'un moment d'inattention nous nous sommes retrouvés l'un dans l'autre! (et l'autre c'était moi!). &lt;br /&gt;¨Puis nous retournâmes à nos occupations, non sans nous être au préalable mis d'accord sur la nature de nos rapports : de bons voisins, le genre de voisins qui organisent parfois un apéro ou un dîner entre voisins, voir qui s'invitent aux soirées qu'ils organisent. Et qui s'emboîtent de temps à autre quand la programmation audiovisuelle ou radiophonique est mauvaise...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normal, quoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Banal, presque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, j'ai voulu appliquer la première règle en rigueur dans l'équilibre alimentaire: la diversification des menus!&lt;br /&gt;Et c'est là qu'est intervenu le Jardinier Perché!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ceci, telle une saga télévisuelle, est une autre histoire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-4017472793821533717?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/4017472793821533717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=4017472793821533717' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/4017472793821533717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/4017472793821533717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2010/10/li-bi-do-mais-quest-ce-que-ca-peut-bien.html' title='Li-bi-do, mais qu&apos;est ce que ça peut bien vouloir dire?'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-4084210889322684111</id><published>2010-07-18T19:01:00.000+02:00</published><updated>2010-07-18T19:01:26.872+02:00</updated><title type='text'>Thanatos et parfois Eros</title><content type='html'>&lt;i&gt;Ou comment une formation professionnelle peut vous amener à de sérieuses restructurations sur l'ensemble de votre vie&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis, mes lecteurs, le monde.&lt;br /&gt;Il y a quelques mois de cela, je faisais une entrée fracassante &lt;strike&gt;et surtout fracassée&lt;/strike&gt; dans la capitale des Gaules (et non pas de la gaule, bien que j'y ai rencontré quelques spécimens intéressants). Si j'ai quitté le soleil méridional et ses kékés à scooter &lt;strike&gt;lobotomisés&lt;/strike&gt; sans nécessité de porter un casque, ce n'était pas uniquement pour fuir un cruel destin et tourner ainsi une page, m'inscrivant dans la mouvance&amp;nbsp; du "changer de lieu pour changer de vie". Non, j'avais &lt;strike&gt;aussi&lt;/strike&gt; des raisons sérieuses: je suis en train de suivre une formation pour devenir thanatopracteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je vous vois déjà en train de cliquer discrètement sur wikipédia pour faire un copié-collé, histoire de voir ce que ce mot un poil barbare peut bien signifier; et vous avez raison: leur article est complet et bien documenté&amp;nbsp; &lt;strike&gt;pour une fois&lt;/strike&gt; et ça m'évitera de tout vous expliquer! Si vous avez la flemme d'aller voir sur Wiki si j'y suis, sachez que vous pouvez également regarder Six Feet Under, même si ça ne t'instruit pas, ça reste une excellente série. En bref depuis janvier j'en ai appris plus sur la mort -biologique, je ne donne pas dans les superstitions religieuses- que Catherine Laborde sur les cumulonimbus dans l'ensemble de sa carrière. J'ai appris aussi tout ce que je ne voulais pas savoir sur le sexe sans même avoir à le demander, mais c'est un dommage collatéral du fameux humour des employés funéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc une thanato en devenir, espèce proche de l'humain qui se caractérise par diverses petites choses faciles à reconnaitre:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un cynisme profond. Et pour ça j'avais déjà pas mal de dispositions naturelles... A croire que j'étais&amp;nbsp; prédisposée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Un humour assez caractéristique. Mélange &lt;strike&gt;pas toujours&lt;/strike&gt; subtil d'ironie poussée jusqu'au sarcasme, de cynisme noir et d'une désinhibition presque totale. S'adresse à un public averti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un pragmatisme à toute épreuve. Oui, parce qu'en face d'un corps de noyé ayant barboté une petite semaine dans une mare surchauffée, mieux vaut rester technique, ça n'enlève pas l'odorat mais ça aide à relativiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un rapport particulier au corps et à la chair. Forcément, quand on "travaille" dessus ça laisse des traces. Traces sous formes de tatouages, de percings, d'une sexualité particulièrement présente -la chair toujours-, de drogues pour certains d'entre nous, d'excès et d'attentions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et surtout un estomac bien accroché. Il est très difficile de donner la nausée à un thanato, question d'entrainement. Pour ça, la cuisine de ma mère m'avait déjà bien habituée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, vous disposez désormais d'éléments vous permettant de reconnaitre un thanato. Mais n'ayez crainte, la plupart du temps ils ne sont pas méchants, juste infréquentables!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, cette formation a eu quelques conséquences inattendues. J'ai tout d'abord rencontré quelques personnes formidables qui sont devenus des amis, qui m'ont fait découvrir des univers parfois très différents du mien (et non je ne parle pas &lt;strike&gt;que&lt;/strike&gt; de cul). Mais je ne vais pas m'étendre là dessus, si jamais ils lisent ça, ils vont &lt;strike&gt;plus se sentir péter&lt;/strike&gt; prendre la grosse tête! Autre conséquence, moins évidente à gérer, j'ai fait le ménage dans ma vie.&amp;nbsp; Le fait de côtoyer la mort au quotidien a induit chez moi un besoin de clarifier, d'aller à l'essentiel, de revoir mes priorités. Ce que j'ai fait. J'ai fait le ménage dans mes relations, pris de la distance avec les personne que je jugeais néfastes et me suis rapproché de celle qui m'apportaient quelque chose de réel. J'ai décidé de prendre un peu de recul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila pourquoi je me retrouve à passer la saison d'été à travailler à Fréjus, logée chez mes parents et fraichement célibataire. Avec mon chat.&lt;br /&gt;Dit comme ça, c'est pas brillant, mais je me sens soulagée et très satisfaite d'avoir un peu avancé dans ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, histoire de ne pas totalement manquer à ma réputation: Connaissez vous la différence entre un chalet suisse et un 69?&lt;br /&gt;(réponse dans les commentaires)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-4084210889322684111?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/4084210889322684111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=4084210889322684111' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/4084210889322684111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/4084210889322684111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2010/07/thanatos-et-parfois-eros.html' title='Thanatos et parfois Eros'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-32285404993582207</id><published>2009-12-08T11:39:00.000+01:00</published><updated>2009-12-08T11:39:16.379+01:00</updated><title type='text'>Déménagement, apparté félin</title><content type='html'>&lt;i&gt;Ou comment dompter le fauve qui sommeille en chaque chat, même les plus obèses et apathiques.(si si, tentez de lui faire rencontrer un seau d'eau et vous verrez)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes chers amis, comme vous le savez certainement, j'ai un chat. Carpéte en sur-poids dotée d'un sens aigü de la contrariété et de la contradiction également, le chat domestique n'est cependant à prendre avec des pincettes &lt;strike&gt;ou alors des très grosses. &lt;/strike&gt;J'avais tout d'abord songé à enfermer tout simplement la bête dans sa caisse de transport, et de ne l'ouvrir qu'à l'arrivée à l'appartement, l'enfermant alors dans la salle de bains avec eau, nourriture et litière pendant que nous déchargerions nos cartons dans la joie et la bonne humeur.&lt;br /&gt;Cependant la crainte que la vessie de mon chat montre des signes d'insuffisance m'a vite poussé à chercher une autre solution. D'autant plus qu'il est rare d'entendre un chat demander un arrêt pipi sur l'autoroute...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai alors envisagé de le transporter en semi-liberté, tenu en harnais et laisse dans l'habitacle, avec litière entre nos pieds. Je sais, je &lt;strike&gt;crois à la poupée qui tousse&lt;/strike&gt; suis un peu naïve par moment. mes amies ayant déjà voyagé avec des chats m'ont plutôt conseillé d'attacher une corde au plafond, de faire un nœud coulant et d'y passer ma tête en attendant qu'une lente asphyxie vienne me délivrer des rigueurs de ce monde.&lt;br /&gt;J'ai alors songé aux phéromones. Lorsque j'ai expliqué à la patronne de l'animalerie que j'allais passer 9h dans l'habitacle d'une camionnette avec le chat pour le déménagement, elle m'a donné les phéromones en spray les plus concentrées en sa possession, et m'a chaudement recommandé d'aller chez le vétérinaire quérir un médicament pour &lt;strike&gt;abrutir&lt;/strike&gt; déstresser le matou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'ai fait. La vétérinaire m'a confié deux comprimés de calmivet (un supplémentaire, au cas où il recrache le premier), en me recommandant de lui faire prendre une heure avant le départ. Ce ne fut pas une mince affaire. Il fallut tout d'abord écraser le comprimé, le diluer dans l'eau et le mettre dans une seringue, car il est impossible de faire avaler un comprimé à cette &lt;strike&gt;saloperie pleine de dents&lt;/strike&gt; bête apeurée. Puis attraper le chat qui, jouissant de ce 6° sens animal, se méfiait; le coincer dans une couverture pour qu'il ne griffe pas; lui maintenir la gueule ouverte pendant qu'une autre personne lui mettait la seringue dans la gorge et lui faisait boire de force le médicament dilué. Un peu barbare en apparence, mais c'est la seule alternative que nous laisse &lt;strike&gt;cet animal du diable&lt;/strike&gt; ce minou qui sait recracher tous les médicaments, même si on lui met au fond de la gorge, et qui refuse scrupuleusement toute nourriture cachant la substance médicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vétérinaire m'avait prévenu de nepas m'inquieter des effets secondaire, tels qu'une démarche &lt;strike&gt;d'alcoolique&lt;/strike&gt; chaloupée, ou le fait de voir sa troisième paupière. J'ai eu très peur lorsque j'ai vu le chat saliver abondament,mais c'était certainement dû à l'amertume du comprimé écrasé, pas prévu pour être bu. J'ai tout de même vérifié son état, entre chaque passage afin d'aller chercher un&amp;nbsp; carton. Ce qui a permis à la Matriarche de me traiter de feignasse, n'en branlant pas une; j'ai toujours apprécié la douceur et la pédagogie de cette délicieuse personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, lorsque le chargement fût enfin achevé, j'ai été chercher l'animal qui, comme à son habitude, s'était réfugié de lui-même dans sa caisse de transport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part quelques miaulements plaintifs en début de trajet, il fût d'un calme olympien. Jel'ai sorti de sa caisse à chaque arrêt, en lui mettant son harnais bien sûr et en le tenant en laisse. Je me suis enfermé avec lui dans l'habitacle de la camionnette, pour qu'il puisse l'explorer et se familiariser avec, puis il se remettait de lui-même dans sa caisse sans trop de problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, le médicament l'a bien abruti pendant 4 à 5h, et ça a été suffisant pour le familiariser avec son environnement temporaire. Cependant, il a très vite récupéré et il était en pleine forme à l'arrivée, soit 9h plus tard. La vétérinaire m'avait dit que le calmant faisiat effet plus de 12h et que le chat ne serait vraiment en forme que le lendemain. Cependant, je doit préciser que ma &lt;strike&gt;gigantesque&lt;/strike&gt; bestiole pèse environ 6Kg, et qu'il est plus grand que la moyenne. Pas tout à fait surprenant, donc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-32285404993582207?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/32285404993582207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=32285404993582207' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/32285404993582207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/32285404993582207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/12/demenagement-apparte-felin.html' title='Déménagement, apparté félin'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-7642564514779134905</id><published>2009-12-07T13:50:00.000+01:00</published><updated>2009-12-07T13:50:26.466+01:00</updated><title type='text'>Déménagement, second part...</title><content type='html'>&lt;em&gt;Suite...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La matriarche&amp;nbsp;et&amp;nbsp;Ultimate Soldier&amp;nbsp;nous ayant enfin honorés de leur présence, nous partimes chercher la camionette de déménagement. La partie facile et rapide de l'expédition, pensions-nous. Hélas, pour la seconde fois (qui sera loin d'être la dernière) nous nous trompions.&lt;br /&gt;Car le 122 route de grenoble, adresse du loueur de voiture, paraissais bien facile à trouver sur la carte michelin, en face du palais Nikaia, première à droite après le pont. Encore une fois, ce fut après quelques tatonnements et 5 demi-tours que nous avons enfin trouvé la route. &lt;br /&gt;Il nous fallu ensuite une bonne demi-heure pour faire l'état des lieux du véhicule grâce à un loueur trés trés consciencieux. Tant mieux au fond, car au vu du nombre de coups et éraflures, cela nous a garanti que tout accrochage de notre part passerait inaperçu sur la carosserie déjà bien amochée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chargement des cartons est toujours un moment délicat dans un déménagement. Surtout quand Ultimate Soldier se charge de les ranger dans le camion, fort de son enfance à encastrer des briques sur Tetris. Cependant, en 3d, c'est un peu plus compliqué, surtout quand on range les cartons par format et sans tenir compte des insignifiantes inscriptions "fragile" ou "verres à pied" que des andouilles dotées d'un esprit peu pratique ont mis dessus. &lt;br /&gt;Au passage, il me faut signaler un fait me laissant penser que certains membres de ma famille d&lt;strike&gt;égénérés&lt;/strike&gt; moins bien dotés par la nature ont développé une &lt;strike&gt;incapacité mentale &lt;/strike&gt;aversion pour les ascenseurs. Déjà, il y a quelques années, lors d'une visite de Ultimate Soldier et la Matriarche dans ce même appartement, Ultimate Soldier avait réussi à se coincer dans ledit ascenceur, en s'appuyant &lt;strike&gt;comme un cretin&lt;/strike&gt; négligamment sur les portes intérieures qui, ne pouvant s'ouvrir, bloquent l'ascenceur afin d'éviter un accident. Et déjà, à l'époque, il avait fallu faire intervenir un sympathique technicien qui avait remis&amp;nbsp;le courant en nous traitant d'incapables.&lt;br /&gt;Et bien cette fois, c'est la matriarche elle-même qui a chargé l'ascenceur de cartons, en le remplissant à fond et, bien sûr, en bloquant les portes intérieures. Du coup, arrivé au rez-de-chaussée, bizarrement, la cabine a refusé de s'ouvrir. Etrange, non? Du coup, pendant qu'Ultimate Soldier et la Matriarche, dont nous attendions un vrai renfort musculaire, étaient occupés l'un à empiler dans le camion suivant des principes allant à l'encontre des règles élementaires de la physique et l'autre à tenter d'appitoyer le réparateur venu débloquer l'ascenceur (ce fut d'ailleurs un échec cuisant), seuls restaient Amor-mi-amor avec le dos bloqué (un lumbago 2jours avant le déménagement, on ne me retirera pas de l'idée qu'elle &lt;strike&gt;l'a fait exprés&lt;/strike&gt; a l'art de l'à-propos), Colloc Mâle qui nous donna un fière coup de main et... moi. Et n'oublions pas JoliFleur passée entre 2 scéances de psy nous soutenir moralement.&lt;br /&gt;Au final, à midi nous avions terminé de tout embarqué après avoir passé 45 min à démonter les vélos et les derniers meubles, faute de &lt;strike&gt;rangement intelligent&lt;/strike&gt; place.&lt;br /&gt;Poussés par la Matriarche, à qui le stress faisait migrer la voix encore un octave au-dessus de son timbre habituel déjà anormalement élevé, nous sommes partis précipitament en laissant l'appart dans un capharnaum inextricable &lt;strike&gt;et crasseux.&lt;/strike&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes alors parties, armées de notre carte Michelin,d'un itinéraire trouvé sur le net et d'Ultimate Soldier qui, trés en forme, attaquait déjà l'ensemble de ses &lt;strike&gt;préjugés machistes et xénophobes&lt;/strike&gt; blagues sur les espagnoles et les femmes au volant, alors que nous atteignions à peine la rue Barla...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-7642564514779134905?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/7642564514779134905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=7642564514779134905' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/7642564514779134905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/7642564514779134905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/12/demenagement-second-part.html' title='Déménagement, second part...'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-3985221395646927463</id><published>2009-11-29T22:42:00.000+01:00</published><updated>2009-11-29T22:42:59.755+01:00</updated><title type='text'>Déménagement</title><content type='html'>&lt;em&gt;Où le récit d'une épopée moderne qu'Ovide n'aurait certainement pas daigné écrire...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journéede mon démenagement fût, à plusieurs égards, bien riches en émotion.&lt;br /&gt;La veille, des amis étaient venus en bande, profitant de la dernière occasion possible pour&amp;nbsp;nous faire leurs adieux. Lors qu'ils furent tous&lt;em&gt; &lt;/em&gt;partis, nous nous sommes couchées tôt pour reprendre des forces après, bien sûr,&amp;nbsp;avoir remis en ordre l'appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidement ça ne c'est pas passé exactement ainsi. En vrai, nos potes ont débarqés avec un stoc de bières, de whisky et la ferme intention de nous pinter la gueule une dernière fois. Alors lorsque je suis enfin parvenu à tous les foutre à la porte, il était 4h du mat et j'étais bourrée. Je me suis endormie comme une merde, sans même prendre le temps de retirer mes chaussettes. En revanche ma culotte, si... c'est dire si j'étais fraiche à cette heure et ce niveau d'alcoolemie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup le lendemain matin, enfin 2h30 plus tard en fait, qand il a falu se lever, je ressemblais plus à un paillassonde 15ans d'âge qu'à la jeune fille en fleur que je suis (en temps normal). Amor-mi-amor et moi avont achevé les derniers cartons, les der des der en quelques sortes, ceux dans lesquels tu fourres pèle-mêle tout, pardon TOUT, ce qui n'a pas encore été empaqueté et que tu étiquètes, très logiquement: &lt;em&gt;bric à brac dernière minute&lt;/em&gt;. Et quand Coloc-préférée te demande si c'est réellement une bonne idée de mettre tes derniers veres à pieds chèrement &lt;em&gt;(fauchés)&lt;/em&gt;empruntés àmon dernier boulot avec le pied de lampe en fonte, tu réponds, pas de problème, je marquerais fragile dessus. Mais tu doutes quand même un peu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère, cet être exquis, devait arriver chez moi vers 8h30, ce qui signifiait, selon mes estimations qu'elle débarquerait tambour battant aux alentours de 7h30, 7h si elle est dans un de ses bons jours ( qui ne le sont que pour elle). Toujours pleine de surprises, elle arriva à... 9h.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-3985221395646927463?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/3985221395646927463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=3985221395646927463' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/3985221395646927463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/3985221395646927463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/11/demenagement.html' title='Déménagement'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-331230615395844266</id><published>2009-11-14T16:58:00.002+01:00</published><updated>2009-11-14T17:52:22.455+01:00</updated><title type='text'>Lyon, enfin</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfin... Presque...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Ça&lt;/span&gt; y est, j'ai trouvé un appartement pour accueillir notre immigration lyonnaise. Un bel appartement, dans un quartier sympathique, et tout semble pour le moment aller pour le mieux. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Amor-mi-amor&lt;/span&gt; a écumé la moitié de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Nice&lt;/span&gt; à la recherche de cartons dans lesquels nous avons commencé à entasser toutes nos possessions matérielles censées, quelque part, nous représenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'en &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;ressort-il&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;Tout d'abord, ce n'est pas une nouveauté, que j'ai un budget livre qui doit atteindre le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;PIB&lt;/span&gt; du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Burkina&lt;/span&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Faso&lt;/span&gt;. Et que le tout représente un poids total se rapprochant de la production mensuelle de charbon du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Pas-de-Calais&lt;/span&gt; dans les années 50 (1850, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;entendons nous&lt;/span&gt; bien!)&lt;br /&gt;Ensuite que la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;quasi-totalité&lt;/span&gt; de ma vie tient dans une quinzaine de cartons. Et que je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou au contraire m'en inquiéter.&lt;br /&gt;Enfin que si je n'étais pas le moins du monde attachée au lieu que je quitte, j'éprouve à présent un étrange sentiment de mélancolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'attribue aux gens que je quitte, bien plus qu'aux années passées me rattachant encore à ces lieux. Et au fait qu'en nul lieu je ne me suis jamais senti chez moi. Si j'étais une vrai espagnole j'en ferai un flamenco:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une plante sans racine&lt;br /&gt;ayant poussé au gré des vents&lt;br /&gt;Mon coeur parfois s'illumine&lt;br /&gt;D'un &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;désespoir&lt;/span&gt; ardent&lt;br /&gt;quand parfois je comprends&lt;br /&gt;que nul endroit ne m'attend&lt;br /&gt;que nulle terre n'est mienne.&lt;br /&gt;Partout étrangère&lt;br /&gt;j'erre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;français&lt;/span&gt; ça rend moins bien, question de rythme, sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que je déménage le 25, sur les pentes de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;croix-rousse&lt;/span&gt;, faire mon petit trou, creuser mon terrier avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Amor-mi-amor&lt;/span&gt;. Et avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Chat-crétin&lt;/span&gt;. Et la cohabitation entre ces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;deux là&lt;/span&gt; me réjouit déjà dune joie mauvaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Marie-Georges&lt;/span&gt; Buffet et Marine &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Lepen&lt;/span&gt; dans la même pièce. Ou bien &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Marilyn&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Manson&lt;/span&gt; et Benoit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;XVI&lt;/span&gt;. Ou encore un lion fervent et un chrétien affamé. Voila, vous commencez à vous faire une vague idée de la situation actuelle.&lt;br /&gt;Sachant que pour le déménagement, il faudra passer le trajet (7h de route tout de même) avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Amor-mi-amor&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Chat-crétin&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;enchaîné&lt;/span&gt; dans un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;harnais&lt;/span&gt; afin de lui éviter d'aller se coucher sous la pédale de frein (ce qui pourrait être préjudiciable pour son intégrité physique), &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;UltimateSoldier&lt;/span&gt; venu donner un coup de main, ce qui est très appréciable ou plutôt le serait si ce n'était l'unique personne (a l'exception de ma mère) capable de me donner envie de l'arroser de kérosène et de craquer une allumette et ce, en moins de 10 minutes de présence. Le tout dans un habitacle de camionnette, soit moins de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;quatre&lt;/span&gt; mètres cubes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si personne ne meurt dans cette aventure, ce sera vraiment involontaire de notre part!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-331230615395844266?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/331230615395844266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=331230615395844266' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/331230615395844266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/331230615395844266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/11/lyon-enfin.html' title='Lyon, enfin'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-1908182071458247839</id><published>2009-10-10T21:00:00.004+02:00</published><updated>2009-11-14T18:24:22.261+01:00</updated><title type='text'>Attente</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou comment tenter de faire un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;post&lt;/span&gt; alors que l'on a rien d'intéressant à raconter!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en attente. Et en recherche. Recherche d'un appartement sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Lyon&lt;/span&gt;, attente de ma formation, attente de pouvoir me réinstaller dans un univers personnalisé (cantonné à un F2 pour le moment, mais je ne désespère pas d'avoir un jour un univers en F5, au moins!)&lt;br /&gt;Après avoir passé tant de temps à attendre, à hésiter, à tâtonner et à raisonner, maintenant que ma décision est prise je voudrais me lancer, courir, sauter à pieds joints, m'élancer....&lt;br /&gt;Et je dois attendre, je ne peux rien faire pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis impatiente de partir de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Nice&lt;/span&gt; alors que j'ai eu si peur de devoir me rapproprier un lieu nouveau avec des personnes et des repères nouveaux. Et j'ai envie de recommencer. J'en crève d'envie. Mais je dois patienter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je farfouille sur internet à &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;l'affût&lt;/span&gt; de l'appartement de mes rêves, bien situé dans un quartier sympa, grand et lumineux avec du cachet et une cuisine équipée! Je suis peut-être légèrement exigeante.&lt;br /&gt;Mon quotidien actuel s'organise entièrement autour de cette quête du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Graal&lt;/span&gt; immobilier. A peine sortie du boulot, je me branche sur la toile et, en parfaite &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;arachnide&lt;/span&gt; informatique, je tente de débusquer ma perle rare. Je ne sors presque plus, de toute façon mon boulot m'épuise; je ne vois pas grand monde; toute mon énergie est actuellement mobilisée, dirigée vers mon but si proche et pourtant tellement inaccessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette situation est &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;extrêmement&lt;/span&gt; frustrante!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-1908182071458247839?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/1908182071458247839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=1908182071458247839' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/1908182071458247839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/1908182071458247839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/10/ou-comment-tenter-de-faire-un-post.html' title='Attente'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-8572097593471087005</id><published>2009-09-19T10:31:00.003+02:00</published><updated>2009-09-19T11:07:24.842+02:00</updated><title type='text'>Moustique</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou comment l'apprentissage d'une langue étrangère me donne de envies de fiction bilingue&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le véritable nom du moustique est &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;culicidae&lt;/span&gt;. Celui qui me harcèle de ses bourdonnements sourds et discontinus est peut-être même un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;aedes&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;albopictus&lt;/span&gt;, couramment nommé &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;moustique-tigre&lt;/span&gt;, la pire espèce vivant sous nos climats. Dans ce cas, la piqûre sera douloureuse et gênante et il y a un risque de transmission du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;chikungunya&lt;/span&gt;. Mais je crois qu'il n'a pas encore été aperçu dans les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Pyrènes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma voisine tousse légèrement. J'écoute sa respiration depuis un moment maintenant et je sais qu'elle non plus ne dors pas. Je le devine au rythme de ses inspirations et au petit bruit de tissu froissé venant de son sac de couchage qui indique qu'elle balance son pied droit, un tic qu'elle a souvent. Dès qu'elle est assise ou couchée, dès que le poids de son joli corps n'appuie plus dessus, elle balance en arrière son adorable pied et le mouvement fait ressortir une petite veine qui court sous la peau dorée de sa cheville fine. En me concentrant j'arrive même à discerner le cliquetis de la fermeture éclair. Comment &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;dit-on&lt;/span&gt; fermeture éclair en espagnol, déjà? Je ne me rappelle plus, je sais que ça ressemble à un autre mot français... Fermeture éclair... Fermeture à glissière...gouttière... crémaillère... "&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;cremallera&lt;/span&gt;"! &lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Una&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;cremallera&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; ! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Una&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;cremallera&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; que &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;querria&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;lentamente&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;bajar&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; para &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;descubrir&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; su &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;cuerpo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;como&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;regalo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;fuera&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; de su &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;embalaje&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'énergie du désespoir, je tente de toutes me forces de me concentrer sur le plafond. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Peut-on&lt;/span&gt; réellement parler de plafond dans une tente? Sur la toile constituant le toit de la tente. Mais la circonvolution me &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;déplait&lt;/span&gt;. Si autant de mots sont nécessaires pour éviter une éventuelle faute de terme, ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;vaut-il&lt;/span&gt; pas mieux commettre une inexactitude?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'entends se retourner et je retiens ma respiration. Son bras frôle désormais le mien, le dos de sa main touche le dos de ma main et ce contact, presque immatériel à force d'être éthéré, déclenche en moi une vague de chaleur moite qui me traverse brusquement. Je voudrais pouvoir bouger mais je reste paralysée, fascinée par ce contact, aussi léger soit il, comme un lapin pris dans les phares dune voiture. Est-ce voulu? Est-ce une avance ou un hasard? J'appuie mon index contre sa peau, tout doucement, assez subtilement pour que ça ne soit pas ouvertement un contact, mais plutôt une velléité de contact. Je sens ses doigts caresser les miens, très lentement. Alors que mon esprit a d'ores et déjà démissionné et que mes neurones ont fuit à grands pas, ma main semble répondre d'elle-même. Mes doigts remontent le long de son poignet et comptent un, deux, trois bracelets de corde, parcourent son avant-bras, escaladent son coude, parviennent sur son bras, suivent le chemin de peau satinée jusqu'à son épaule pour venir se fixer en conque derrière son oreille. Je la regarde du mieux que me le permettent mes pupilles myopes et la pénombre. De près, elle est encore plus jolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me sourie -&lt;span style="font-style: italic;"&gt;je manque de passer à l'état liquide&lt;/span&gt;- et me dit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-"&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Por&lt;/span&gt; fin, te &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;decides&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Tengo&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;ganas&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;besarte&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Tengo&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;ganas&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;ti&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment précis, mon clitoris a migré dans ma gorge t n'a pas l'air de vouloir en redescendre. Je ne peux rien répondre, à part peut-être "&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;zwurkd&lt;/span&gt;" et dans ce cas, mieux vaut se taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'embrasse.&lt;br /&gt;Et tout à coup cette saloperie vampire de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;culicidae&lt;/span&gt; me parait beaucoup moins important.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-8572097593471087005?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/8572097593471087005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=8572097593471087005' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8572097593471087005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8572097593471087005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/09/moustique.html' title='Moustique'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-5963838557149212699</id><published>2009-08-31T11:52:00.002+02:00</published><updated>2009-08-31T12:24:21.624+02:00</updated><title type='text'>Départ définitif de Nice</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou comment pousser encore plus loin le concept du "changer de lieu pour changer de vie!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chère peuple de France, fidèle à la tradition de ces charmants volatiles que sont les cigognes, je me prépare à migrer. Je pars à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Lyon&lt;/span&gt; en décembre. Pour le moment, je ne sais ni quand exactement, ni où exactement (où dans &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Lyon&lt;/span&gt;) mais j'y migre. Afin d'achever enfin ma formation universitaire et me lancer dans une brillante carrière (je rêve, j'ai droit...). Afin d'échapper à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Nice&lt;/span&gt; qui, depuis 5 ans que j'y vis commence à me courir réellement sur le haricot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de recommencer à zéro dans un nouvel endroit sans passé parasite à &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;traîner&lt;/span&gt; aux pieds. Et ne garder que le meilleur de ce que j'ai vécu, choisir d'oublier ce que je ne désire pas retenir et retenir ce que j'ai aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ceux que j'aime encore. Les quelques amis que je ne veux pas oublier, ceux qui le méritent le plus. Le bon grain au milieu de l'ivraie. Ceux là, je garderai contact, même si je n'appelle pas très souvent et que j'ai parfois tendance à oublier les anniversaires (Marina, si tu nous écoute...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ceux, partis avant moi, dont je vais me rapprocher, les éclairés ayant choisi de s'enfuir de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Nice&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, parallèlement, ceux dont je vais être absolument ravie d'être débarrassée. Ceux dont l'absence me sera un soulagement et que je laisse avec la satisfaction éprouvée habituellement  en contemplant le cadavre écrasé du moustique que je viens &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;d'occire&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que pour ça, j'eus été prête à m'exiler aux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Kerguelen&lt;/span&gt; conter fleurette aux pingouins (et aux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;pingouines&lt;/span&gt;!). Alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;rejoindre&lt;/span&gt; l'ancienne capitale des Gaules, désormais une des capitales culturelles européenne, capitale gastronomique de plus!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce départ est l'exact contraire d'un exil, c'est un inxil, une transition profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive Lyon, la rosette, le Rhone et la soie!&lt;br /&gt;Vive la gastronomie et le raisin blanc;&lt;br /&gt;à vous les studios!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-5963838557149212699?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/5963838557149212699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=5963838557149212699' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/5963838557149212699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/5963838557149212699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/08/depart-definitif-de-nice.html' title='Départ définitif de Nice'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-7304623277929096763</id><published>2009-08-21T22:15:00.005+02:00</published><updated>2009-08-21T22:48:14.766+02:00</updated><title type='text'>Volver a Niza</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou comment, malgré mes précédentes promesses, je n'ai pas assassiné trois espagnoles.&lt;/span&gt;..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement l'inextricable situation s'est désinextricablisée. Les filles ont débarqué chez moi dans la joie et la bonne humeur, avec un enthousiasme éblouissant et une caisse entière de bières. Des fois que la France n'en commercialise pas! Ceci dit, vu que j'avais acheté du vin et que les filles ont décrété que "en Francia hay que beber vino!" (quand il s'agit de rendre hommage à Bacchus et au travail des vignerons, je suis toujours partante, par principe patriotique), et bien les bières n'ont pratiquement pas été touchées de tout le séjour. Lors de mon retour, elles m'attendaient dans ma chambre, d'un air vexé d'être encore pleines!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant le dire tout de suite, je me suis amusée comme une petite folle. Déjà lorsque les filles étaient à Nice, ça n'était pas triste. Mais elles n'ont dévoilé la pleine mesure de leur talent qu'une fois embarquées pour le grand voyage au bout du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à dire, dans un premier temps, à Montpellier.&lt;br /&gt;Oui, je sais ça n'a ml'air de rien, dit comme ça, mais avec un GPS datant du temps où mon père portait encore des culottes courtes l'affaire peut se compliquer. Car la propriétaire du véhicule et du Gps en question est une fervante croyante en la technologie en général et celle de son instrument de navigation en particulier. Au point suivre attentivement l'indication de tourner à gauche alors qu'un panneau directionnel de la taille d'un petit porte-avion nous indique "Montpellier tout droit". Evidement, l'ambiance aurait pu s'échauffer et touner au vinaigre si nous n'étions pas des filles trés zen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, partant du principe que nous étions en vacances, que nous avions de l'argent liquide, nos passeport ainsi de quoi nous substenter et qu'au final faire Nice-Valence en quatre jours au lieu de 2 ne nous importait guère, tout c'est formidablement bien passé.&lt;br /&gt;Nous avons roulé, ri, bu et fumé pas mal. Surtout au cours d'une soirée où les filles ont tellement fumé que, sans que j'ai fumé une seule fois, j'étais totalement défoncée. Mais bien, au point de rire comme des nouilles ou de hyènes (parce qu'en fait, si quelqu'un a déjà entendu rire une nouille, qu'il vienne m'en parler!)... Nous avons vu des amis, rencontré des gens, dormi dans une tente dans le petit jardin de la maison de JolieWaldi, pour cause d'allergie aux poils de chiens (qui, eux, dormaient dans la maison!). J'ai chanté de l'opéra totalement bourrée sur la scéne d'un bistrot d'Andorra-la-veja en trio avec un guitariste italien et un rappeur francais. Et le pire c'est que ça rendait vraiment bien et original. Les gens du bar ont adoré. Et moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La belle vie, en fait&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-7304623277929096763?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/7304623277929096763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=7304623277929096763' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/7304623277929096763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/7304623277929096763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/08/volver-niza.html' title='Volver a Niza'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-6929336518136898674</id><published>2009-07-19T15:00:00.002+02:00</published><updated>2009-07-19T15:35:58.083+02:00</updated><title type='text'>Voyage en Espagne</title><content type='html'>&lt;em&gt;Ou comment commettre un meurtre multiple à cause de l'ouverture européenne!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes petits amis, je retourne en Espagne bientôt.&lt;br /&gt; Je ne sais pas exactement quand car cela dépend des amies d'Amor-mi-amor qui viennent squat... passer quelques jours de vacances chez moi. Et nous repartirions avec elles en direction d'Andorra faire un coucou à une autre pote, Jolie-Waldi, puis partance pour Valencia, terre de mes amours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, parce que problème il y a, résulte entièrement dans la différence interculturelle de la définition du mot "organisation". Pour moi qui ai (enfin) un boulot, ca consiste à me prévenir environ un mois à l'avance des jours de départ et de retour pour que je puisse avertir mes responsables et qu'ils prennent les mesures que cela impose.&lt;br /&gt;Apparement en Espagne il s'agit d'une toute autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait environ trois semaines que je demande TOUS LES JOURS à Amor-mi-amor d'appeller sa pote pour savoir quand elles doivent débarquer (relativement accessoire comme information) et surtout quand elles comptent partir, donc quand nous partons également et donc quand je dois prendre mes jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien à l'heure actuelle, je ne suis toujours pas en possession de ces inconséquentes informations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la décharge d'Amor-mi-amor, je dois ajouter que ce n'est pas entièrement de sa faute puisque la première pote, instigatrice de l'opération, Lindalydia, est pour l'instant injoignable. Elle est partie profiter du -tourisme sexuel- paysage Thailandais. Reste l'autre pote, l'Homonyme. Mais Amor-mi-amor n'a pas son numéro de télephone (et là je me suis dit que cette histoire commencait à puer du cul). Et la demoiselle en question ne va jamais sur facebook (bien utile d'en avoir un alors). Lueur d'espoir, Jolie-Waldi est en possession du précieux sésame numéraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben oui, il y a un sauf que, sinon j'aurai déjà trainé Amor-mi-amor jusqu'au téléphone par la peau du cu... du cou et je serai en possession du sus-dit numéro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que Jolie-Waldi est en Inde. Et donc injoignable aussi! Donc personne n'est joignable, sauf mon responsable bien sûr, mais que je ne peux joindre faute d'informations nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le prix des billets d'avion augmente à chaque jour qui nous rapproche de l'échéance. Et surtout le nombre de jours de repos que je pourrai prendre décroit suivant la même proportion. Bientôt je ne vais même plus pouvoir partir et là, il vaudra mieux éviter de me croiser dans un lieu désert!&lt;br /&gt;Heureusement, Jolie-Waldi rentre le 21. Le temps qu' Amor-mi-amor l'appelle, prenne le numéro, appelle l'Homonyme, que celle-ci retrouve l'information et la lui donne... Disons que je ne désespère pas de tout savoir d'ici une grosse semaine. A ce moment là mon responsable m'accordera peut-être, s'il est dans un bon jour, trois jours de congé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La merveilleuse perspective de mon séjour espagnol me semble de plus en plus compromise...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-6929336518136898674?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/6929336518136898674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=6929336518136898674' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/6929336518136898674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/6929336518136898674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/07/bicyclette.html' title='Voyage en Espagne'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-6150113537287150857</id><published>2009-07-09T16:44:00.004+02:00</published><updated>2009-07-09T17:28:04.492+02:00</updated><title type='text'>Hola, bienvenudo en NH Hoteles!</title><content type='html'>&lt;em&gt;Ou comment j'ai enfin trouvé un job sans même le faire exprés!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tout simplement filé mon CV à une pote travaillant dans le même hôtel qui a transmis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plus de deux mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en tirerais aucune conclusion sur la réactivité exemplaire des gérants de restaurants d'hôtel, mais je n'en pense pas moins!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, loin de moi l'idée de me plaindre vu qu'ils me font faire 6 à 8 heures de sport tous les matins ; chose à laquelle je ne me serai jamais astreinte sans un soutien et une surveillance de chaque instant. Ce sport merveilleux c'est la course de fond avec plateau et charge cassable, dont l'épreuve la plus compliquée est l'évitement de clients massés en nombre devant le buffet du petit dej.&lt;br /&gt;En bref, je sers des petit déjeuner aux touristes dans la joie et la bonne humeur. Bonne humeur pour laquelle mon supérieur me félicite chaque jour, au moment du débriefing: "Iteb, c'était bien, tu as été rapide aujourd'hui. Sandra, bonne organisation, Béa tu t'es bien occupée du room service. Juliette, heu... tu n'as cassé que deux verres aujourd'hui, ca diminue,c'est bien, et tu t'en ai bien tirée avec les Russes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui chacun, ou plutot chacune puisqu'il n'y a que des filles dans nos rangs, a sa spécialité dans la tache où elle montre le plus de prédisposition: service, ménage, rangement, contact avec la clientèle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi ce sont les emmerdeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui les emmerdeurs. C'est à dire que les chieurs les plus immondes me sont envoyés afin d'éviter qu'une de mes collégues à bout de patience ne pratique un homicide, ce qui serait préjudiciable pour l'image de l'hôtel.&lt;br /&gt;Parce que je suis dotée d'une patience (pratiquement) infinie et que je réussis à garder mon calme dans les pires situations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où tiens-je donc ce don extraordinaire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me le demandais aussi jusqu'à samedi où je suis allé voir déjeuner chez mes parents. La réponse m'est revenue claire et précise: Ah oui! Ma mère!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-6150113537287150857?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/6150113537287150857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=6150113537287150857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/6150113537287150857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/6150113537287150857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/07/hola-bienvenudo-en-nh-hoteles.html' title='Hola, bienvenudo en NH Hoteles!'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-8789360422369296523</id><published>2009-06-26T14:51:00.003+02:00</published><updated>2009-06-26T15:32:51.627+02:00</updated><title type='text'>Emménagement</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou la promesse d'un vie nouvelle, plus belle et plus simple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou pas...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite note préalable à mes amis névrosés, cyniques et pessimistes de tout poils:&lt;br /&gt;non je ne vous ai pas trahis. Non je ne me suis pas mis dans les narines l'équivalent de la consommation annuelle en farine des usines &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Lefevre-Utile&lt;/span&gt;. Mon verre est toujours à moitié vide et je reste persuadé que le seul moyen de vivre sans souffrance est de ne jamais naître. Simplement, il y a des joies qui m'atteignent et que, malgré toute la tempérance de mon scepticisme, je ne peux m'empêcher d'apprécier. Donc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon nouvel appartement est fantastique. Ma nouvelle chambre est immense, avec deux fenêtres donnant sur deux rues différentes. En plus grâce aux conseils de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Coloc-adorée&lt;/span&gt; et au savoir-faire de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Amor-mi-amor&lt;/span&gt; j'ai repeint de vieux meubles &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;mal-foutus&lt;/span&gt; qui sont désormais magnifiques. J'adore ce nouveau départ. Même si tous mes problèmes ne se sont pas résolus comme par magie en poussant la porte de ce nouveau havre de paix (étrange non? je pensais que l'option &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;effacage&lt;/span&gt; de passé était compris dans les charges...). En particulier Perfide qui figure dans les amis de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Colloc-adorée&lt;/span&gt;, mais personne n'est parfais, n'est ce pas? Et chaton qui s'obstine à squatter plus volontiers le rebord des fenêtres (deuxième étage au-dessus d'une rue) que, disons, le canapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans l'ensemble, tout va pour le mieux. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Je décolère&lt;/span&gt;. J'ai même croisé Perfide en ayant juste envie de l'insulter et non plus de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;l'attraper&lt;/span&gt; par les cheveux et de lui cogner la tête contre un mur jusqu'à écraser totalement sa petite gueule de fouine.  Il y a une &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;amélioration&lt;/span&gt; notable, tout de même. Ceci dit, que personne ne &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;s'inquiète&lt;/span&gt;, ce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;n'est&lt;/span&gt; pas parce que je n'ai plus la tentation de pratiquer ce que la maréchaussée classe dans les homicides avec actes de barbarie que j'ai pardonné. Et surtout pas que j'ai oublié.&lt;br /&gt;Si je peux pardonner la &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;lâcheté&lt;/span&gt;, le manque de considération à mon égard, l'égoïsme et la tentative de manipulation dont a fait preuve &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Désormais-chérie-de-Perfide&lt;/span&gt;, je ne peux pas passer la trahison de Perfide. Et puis, pourquoi passer là-dessus? Pour redevenir amies?&lt;br /&gt;Je n'ai pas besoin d'une amie qui fasse des grands discours sur l'amitié pour me &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;lâcher&lt;/span&gt; totalement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;parce que&lt;/span&gt; sa nouvelle copine ne m'apprécie pas, me mente, drague ma conjointe quand je ne suis pas là, puis même quand je suis là, lui &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;caresse&lt;/span&gt; la cuisse pendant ma fête d'anniversaire et essaye de profiter d'un moment où je n'ai pas les idées très claires (genre une semaine &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;après&lt;/span&gt; m'être fait larguée comme une merde) pour me convaincre que je ne dois surtout pas lui en vouloir, parce que, tu vois, on a pas choisi, ça nous est tombé dessus, c'est comme ça. le fait que l'éclair ai attendu pratiquement 3 ans avant de se &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;déchaîner&lt;/span&gt; n'est &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;vraisemblablement&lt;/span&gt; qu'un détail auquel seul peut &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;s'attacher&lt;/span&gt; un esprit étroit et peu &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;réceptif&lt;/span&gt; à l'amour comme le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre ma méfiance chaque jour grandissante à l'égard des rapports humains en général et amoureux en particuliers, tout va pour le mieux. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Amor-mi-amor&lt;/span&gt; est un ange et j'ai beaucoup de chance de l'avoir rencontrée. Certains esprits à la solde de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Coalition-de-mes-Ex&lt;/span&gt; vous diront qu'au final j'ai eu de la chance de me faire plaquer , puisque sinon je n'aurai pas rencontré &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Amor-mi-amor&lt;/span&gt;. Au final &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;ce n'est&lt;/span&gt; pas tout à fait faux, mais ça s'apparente pour moi à déclarer que les nazis ont fortement aidé la recherche médicale avec les camps de concentration. Qui oserait dire cela? Alors cessez de dire que c'est un mal pour un bien et autres conneries abyssales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun événement n'en &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;amène&lt;/span&gt; un autre, rien n'est prédestiné. et le fait que le hasard ai fait que j'ai rencontré &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;quelqu'un&lt;/span&gt; de bien ne justifie ni ne minimise les actes de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;Coalition-des-Ex&lt;/span&gt;. Que chacun prenne ses responsabilités, au lieu d'essayer d'invoquer le destin, l'amour, la prédisposition, voir Dieu... Autant d'indigestes tartes à la crème de la pire littérature de gare &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;bien&lt;/span&gt; écoeurante. ce qui est exactement le sentiment &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;que&lt;/span&gt; j'éprouve à l'égard de Perfide: un écoeurement nauséeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Décidément&lt;/span&gt; cette fille est &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;émétique&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-8789360422369296523?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/8789360422369296523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=8789360422369296523' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8789360422369296523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8789360422369296523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/06/emmenagement.html' title='Emménagement'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-1478002671062106712</id><published>2009-06-19T13:42:00.003+02:00</published><updated>2009-06-19T13:50:18.153+02:00</updated><title type='text'>Chocolat</title><content type='html'>&lt;em&gt;Petit apparté gustatif&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'aime la douceur poisseuse et la maternante saveur lactée du chocolat blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprécie le fondant voluptueux et les aromes délicat du chocolat au lait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien ne vaut à mon sens l'exitacion nerveuse des machoires, l'ivresse de l'amertume et l'explosion savoureuse se propageant depuis la langue dans toute la bouche, la cavité nasale, la gorge avant de mourir lentement en un frisson sur tout l'épiderme, toutes ce frisson déclenché par le chocolat noir.&lt;br /&gt;Cette sensation merveilleusement langoureuse ne s'apparente à aucune autre, à l'exception peut-être du délice d'un merveilleux vin rouge sur un somptueux fromage bien fait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-1478002671062106712?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/1478002671062106712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=1478002671062106712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/1478002671062106712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/1478002671062106712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/06/chocolat.html' title='Chocolat'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-2491593932651971145</id><published>2009-06-19T12:24:00.003+02:00</published><updated>2009-06-19T12:48:05.262+02:00</updated><title type='text'>Déménagement ne me ménageant guère</title><content type='html'>&lt;em&gt;Ou comment espérer tirer un trait sur 2 ans de ma vie en me translatant un arrêt de tramway plus loin&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant le dire, je n'y crois que moyennement. Mais en même temps, il me semble logique que tenter de refaire sa vie dans un lieu où chaque objet porte le poids du passé commun est à peu près aussi efficace que d'enfiler une selle et un mors sur un grand danois en espérantqu'il se mette à braire. Avec tout le respect que j'ai pour les grand danois, je ne rigole pas avec un chien qui fait la taille d'un petit cheval de trait, c'est un principe chez moi.&lt;br /&gt;Donc déménagement afin de ménager les aménagement communs et passés. Et ne pas pleurer hystériquement devant la casserole en fonte achetée ensemble à Ikéa, même qu'on s'était disputé ce jour là (comme pratiquement tous les jours, mais ce genre de choses ne viennent pas à l'esprit quand la rupture nous chatouille le canal lacrimal).&lt;br /&gt;Et repartir plus grande et plus forte en direction d'une nouvelle histoire, voir d'un nouveau plantage en beauté, il parait que c'est par l'erreur que l'on apprend. Moi, j'ai surtout remarqué que c'était par l'erreur que l'on se faisait mal, maisce doit être mon pessimisme naturel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, retour à la case départ, à mon ancien appartement, en fait. Où j'avais laissé en gardiennage une lithographie dans le salon qui m'accueille à chaque transport de carton avec une moue ironique: "ce n'était pas la peine de partir pour revenir 2 ans plus tard. Je suis toujours là, je savais que tu reviendrais." Et quite à passer pour une dingue qui cause aux lithographie d'Enki Bilal (et à ce stade, pourquoi pas...) je peux certifier qu'elle a un sourire moqueur et, poussant l'ironie jusqu'au sarcasme, railleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, il y a aussi de bons côté à ce déménagement: le fait de payer moins cher un appartement plus grand, par exemple. Ou celui d'avoir pour collocataire ma Chacha-la-folle qui deviendra bientôt Colloc-adorée. Ou encore de vivre au-dessus d'un arrêt de Tramway. Bref (comme disait Pepin) une foule d'opportunités s'offrent à moi. J'ai juste un peu le blues de l'appartement fantome, qui ne sera plus le vivant mémorial de nos temps passés.&lt;br /&gt;Tant pis, il faut tuer le passé sous peine de s'y engluer et c'est ce que je m'astreint faire à coup de cartons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lourds.&lt;br /&gt;Les cartons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-2491593932651971145?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/2491593932651971145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=2491593932651971145' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2491593932651971145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2491593932651971145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/06/demenagement-ne-me-menageant-guere.html' title='Déménagement ne me ménageant guère'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-2540685480915771251</id><published>2009-06-12T18:30:00.005+02:00</published><updated>2009-06-12T18:46:33.805+02:00</updated><title type='text'>Petit poste bref</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme disait Dali&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serai tellement bref que j'ai déjà terminé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non je plaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vis en ce moment à l'heure espagnole. Ce qui signifie que je fais tout ou presque en décalé. Décalé temporairement, je veux dire. Parce que faire toutes mes actions quotidiennes décalées d'un mètre sur la droite ou a gauche, cela peut s'avérer compliqué. Surtout dans les lieux d'aisance!&lt;br /&gt;Et puis, même après réflexion, je ne vois pas vraiment d'intérêt, même infime.&lt;br /&gt;L'heure espagnole a des avantages. D'abord ça fait une matinée plus longue, puisqu'on dejeune à 14 ou 15h, puis ça fait un aprés-midi court et dévolu à la sieste, et enfin une soirée beaucoup plus longue de 19h à 02h. Le problème c'est que, étant dans l'impossibilité légale de rajouter des heures dans la journée, et bien ça fait des nuit beaucoup plus courtes également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est mal faite, même à l'heure espagnole&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-2540685480915771251?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/2540685480915771251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=2540685480915771251' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2540685480915771251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2540685480915771251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/06/petit-poste-bref.html' title='Petit poste bref'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-2382510857959384828</id><published>2009-06-11T13:10:00.008+02:00</published><updated>2009-06-12T19:28:47.454+02:00</updated><title type='text'>Introspection</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Également nommée, dans les milieux cultivés, masturbation intellectuelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bref rappel des faits, bien que je pense que l'unique personne consultant ce blog les connaisse déjà. Mais j'apprécie la brève métaphore policière. Donc, un bref rappel des faits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a encore quelques mois, j'étais pacsée, en couple depuis un certain temps, voir même depuis un temps certain. Et un jour mon ex, qui jusqu'à présent vivait gentiment dans son coin, retenue à son foyer par une... Choupinette ayant une idée très personnelle des rapports humains. Et bien, un jour, l'ex en question est venue sonner à la porte des ses "amies" (ici aussi la notion est très personnelle) pour lâcher 2 ou 3 litres de larmes parce que son amour, son bel amour voulait la quitter. Finalement rabibochage des deux jeunes filles, sonnez hautbois, résonnez musettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non...&lt;br /&gt;Non, car le loup ou la louve, en l'occurrence, est entrée une fois dans la bergerie, et sans sa caution morale (la Choupinette, suivez un peu!). Et ce qu'elle y a vu lui a plu... Enfin c'est à dire, MA copine parce que moi, vu que c'est mon ex, elle connaît déjà et vu qu'elle m'a quitté pour la Choupinette en question c'est qu'à un moment j'ai arrêté de lui plaire. Est-ce à ce moment précis que l'animal cruel (et que la faim en ces lieux attirait) a commencé à convoiter ma chère et tendre? Je ne le sais, mais je le suppute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car un mois plus tard...&lt;br /&gt;Et bien un mois plus tard, la perfide ayant envie de changer d'air, joue la bête à deux dos avec une jeune fille avec qui elle est amie (toujours une notion très personnelle) depuis longtemps. C'est à dire que la jeune fille avait un très sérieux béguin totalement unilatéral, pour la perfide, que la perfide l'a toujours su et qu'elle l'a toujours gardé sous le coude pour le côté pratique de la chose: en cas de petite baisse d'ego, un bon petit coup d'amour unilatéral, et c'est reparti comme en 40!&lt;br /&gt;Puis dans la foulée, elle se dit qu'en fait, ça pourrait être bien de larguer la Choupinette qui l'encombre un peu dans son sombre dessein. Choupinette, évidement, lorsqu'elle sera mise au courant de l'épisode de la bête à deux dos, n'appréciera que moyennement d'être sortie coiffée durant quelques mois sans avoir connaissance de ses nouveaux appendices cornus.&lt;br /&gt;Mais la triste destinée de Choupinette ne nous intéresse pas vraiment, enfin m'intéresse moins que la mienne, soyons franche, et vu que c'est moi qui écrit...&lt;br /&gt;Donc, entre temps, la perfide redevenue célibataire (non pas qu'un statut de femme en couple la dérange outre mesure, ainsi qu'il a pu être constaté avec l'épisode de l'Unilatérale) peut accomplir son noir dessein: conquérir le cœur de ma Chère-et-tendre et devenir Tibou à la place de Tibou (moi, en d'autre termes). En fine stratège, elle attend le moment opportun: celui où le couple fétiche (et bientôt fantoche) traverse sa crise trimestrielle. Elle ajuste son assaut: fait souffler un vent de liberté, montre combien elle est responsable et sérieuse et indépendante dans l'appartement qu'elle squat... emprunte à Marina, une amie commune bien que légèrement orientée dans cette histoire (sans rancune, ma belle, la situation n'a pas dû être simple pour toi). Séduite par autant d'arguments, éblouie par une telle droiture, une telle moralité, un tel courage et un tel dévouement envers ses amis, la Chère-et-tendre ne tarde pas à entrer dans une période de doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De doute, c'est à dire que durant les 15 jours que durera cette période elle doutera de notre beau et merveilleux amour, mettra en doute l'histoire fantastique que nous avons vécu. Dira que c'est de ma faute, évidement il est impossible que ce soit de la sienne, et puis qui peut se vanter d'être encore en vie et sain d'esprit après avoir vécu plus de 2 ans à mes côtés? Personne, si c'est pas une preuve, ça... Nous serons successivement et plusieurs fois: en couple, en réflexion (à noter que les périodes de réflexions se passent en compagnie de la Perfide qui est une personnalité incitant beaucoup à la réflexion, il n'y a que toi pour t'imaginer des trucs ma pauvre fille!), en pause (même chose que la réflexion).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, finalement...&lt;br /&gt;Viens la plus belle fête d'anniversaire de ma vie. Une ambiance tendue comme un string de Paris Hilton, des tronches de 40 pieds de long de la part de tous les participants au courant de la situation, puis très vite de ceux qui ne l'étaient pas encore (contagieux ce genre de truc), la main de la Perfide s'égarant sur la cuisse de Chère-et-tendre déclenchant les foudres de Sophie, qui a flanqué tout ce beau monde à la porte avec perte et fracas. Tout ce bruit pour un petit pelotage de cuissot, quel mauvais esprit! m'objectera-t-on plus tard. Marina et son homme, éjectés dans le même mouvement, Perfide et Chère-et-tendre (qui l'était de moins en moins) se retrouve donc à la rue, et en partance pour l'appartement squa... occupé par Perfide.&lt;br /&gt;Après une aussi belle fête, je retourne dans mes appartements et ne parvenant pas à dormir (étrange, non?) j'attends le retour de Plus-vraiment-chère-et-tendre. Qui ne rentre pas. 5h, c'est une soirée réussie. 6h, c'est la tournée des bars qui s'achève. 7h, c'est une fin de soirée tardive, pardonnée avec un arrivage de croissants. 8h, cela devient suspect. 9h... parfait, elle a officiellement découché!&lt;br /&gt;Évidement, Plus-du-tout-chère-et-tendre n'a pas couché avec Perfide. Même si elle a passé la nuit dans l'appartement de Marina seule avec Perfide, parce que Marina et Chéri-de-Marina s'en furent allés à une autre soirée. Non. Il n'y a qu'un mauvais esprit comme moi pour imaginer une chose pareille. D'ailleurs, Désormais-chérie-de-Perfide n'a rien à se reprocher dans l'affaire, la situation a toujours été limpide comme un ciel d'azur en été. Et Perfide non plus, après tout, Chérie-de-Perfide n'appartient à personne, comme elle me l'a si bien dit lorsqu'elle s'est enfin décidé à remettre les pieds dans l'appartement commun. Je n'y étais pas, j'avais été marché 12Km pour me changer les idées, c'est radical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidement, quand mon amour-propre en eu assez de raser le plancher, l'Affrontement Ultime eu lieu. Il n'y eu pas de vainqueur, il n'y a jamais de gagnant dans ce genre de situation. Juste un qui est plus perdant que l'autre. Et l'autre qui se paie le luxe d'être gentil et prévenant, pour soulager sa culpabilité d'être heureux sans doute. Pas de bruits, pas de portes qui claquent et pas de vaisselle brisée. Ce n'est pas mon genre. Juste un lent pourrissement progressif d'une situation sans issue. Et le sentiment de s'être bien fait avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute expérience fait grandir. Mais certaines dans une direction peu désirable. Dans cette histoire j'ai appris la méfiance et le cynisme. Et la faiblesse à laquelle nous nous exposons lorsque nous faisons confiance. Je me suis jurée que cela ne m'arriverai plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Si tu es patient, assieds toi au bord de la rivière et tu verras passer le cadavre de ton ennemi"&lt;br /&gt;Vraisemblablement, mais combien de temps perdu au bord de cette rivière?&lt;br /&gt;Combien de vie envenimées dans la rancune?&lt;br /&gt;J'ai perdu assez de temps comme ça, je veux aller vers autre chose, mais je ne sais pas trop quelle direction choisir.&lt;br /&gt;Je suis perdue et Lao Tseu ne l'avait pas prévu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-2382510857959384828?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/2382510857959384828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=2382510857959384828' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2382510857959384828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2382510857959384828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/06/introspection.html' title='Introspection'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-5465613288827489924</id><published>2009-04-08T13:48:00.004+02:00</published><updated>2009-04-08T13:52:31.325+02:00</updated><title type='text'>Le lapin! Le lapin!</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Ou comment retrouver une part de son enfance avec une merveille du film d'annonceur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou comment c'était quand les publicistes avaient encore de l'humour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici ce petit bijou:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.culturepub.fr/videos/kiss-cool-citron-les-chasseurs.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je saurais me servir de mon ordi, promis, je vous ferai un beau lien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, et puis je me sens l'esprit généreux aujourd'hui:&lt;br /&gt;Un petit dernier pour la route:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.culturepub.fr/videos/kiss-cool-le-lapin-est-de-retour.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, heureux?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-5465613288827489924?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/5465613288827489924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=5465613288827489924' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/5465613288827489924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/5465613288827489924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/04/le-lapin-le-lapin.html' title='Le lapin! Le lapin!'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-2189605806464291529</id><published>2009-04-07T11:26:00.006+02:00</published><updated>2009-04-07T12:15:42.823+02:00</updated><title type='text'>La saison des jambes est de retour: lacher de gambettes en perspective.</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous traiterons aujourd'hui de ce phénomène saisonnier immuable, allant de paire avec le retour des beaux jours, la baisse de l'hydrométrie, la hausse de la température ambiante et la recrudescence de troubles alimentaires compulsifs: le lâcher de gambette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Le lâcher de gambettes est un phénomène observable dans les zones géographiques où le climat est tempéré, voire océanique ou continental tempéré.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;Il apparaît aux alentour de Pâques et/ou de 22°C. Touchant en premier lieux les zones les plus chaudes et ensoleillées, à savoir la Corse et le pourtour méditerranéen, ce phénomène s'étend ensuite en suivant la façade Atlantique et finit par toucher l'ensemble du territoire à l'exception cependant des zones situées à une altitude supérieure à 2500m (Alpes, Massif central...) ou ayant une densité de population inférieure à 0.2 habitant/Km² (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Corréze&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Larzac&lt;/span&gt;...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques chiffres permettent de mieux prendre conscience de l'ampleur du phénomène. Cependant une question vous brûle les lèvres à tous (si, si, j'en suis certaine) : mais en quoi consiste un lâcher de gambettes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, ami lecteur, le lâcher de gambettes est un phénomène polymorphe et surprenant. Il s'agit d'une vague soudaine de raccourcissement de jupes accompagnée de disparition de collants ou bas, ayant pour conséquence directe un dévoilement de peau, une réapparition de mollets, chevilles, voire même dans les cas les plus grave, d'un déballage sans vergogne de (cuisseaux) cuisses.&lt;br /&gt;Les conséquences directes sont terribles: de la chair, rendue blafarde par l'absence hivernale d'exposition solaire; de la chair de poule car, le soir venu, la température n'est plus si clémente qu'elle ne l'était sous l'astre du jour; voire de la cellulite &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;minijupée&lt;/span&gt; chez les anglaises fortement &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;éthylisées&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Et les conséquences indirectes sont pires encore: regards de biais des sujets mâles hétérosexuels et des lesbiennes, tous suants de concupiscence et de stupre, entraînant de graves problèmes de strabisme divergent faisant la joie des opticiens peu scrupuleux. Torticolis attrapés en tentant de suivre de la tête la multitude des bipèdes femelles dévoilant honteusement leurs appendices déambulatoires. Et surtout, la dépense effrénée des ressources en eau potable afin de laver la multitude de draps salis à toute vitesse par la cadence astronomique des pollutions nocturnes causées par cette déferlante de jupettes légères et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;court-vêtues&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Tout ceci se déroule dans un climat luxurieux propre à la proximité sexuelle, entraînant tôt ou tard divers effets: augmentation du cours mondial du latex suite à une utilisation endémique de préservatifs, pollution aux hormones des rivières (pilule contraceptive), augmentation des dépressions et suicides chez les adolescents (celles qui ne sont physiquement pas en mesure de dévoiler leurs cuissots et ceux qui ne sont physiquement pas en mesure de les déguster). Sans oublier la pollution visuelle inévitable, car pour une paire de jambes longues, fines, musclées et galbées, combien de gigots tristes et mols, combien de baguettes anémiques, combien de cellulite blafarde...&lt;br /&gt;La saison du lâcher de gambettes est donc bénéfique pour certaines industries mais se révèle globalement néfaste pour le reste de l'environnement. Mais elle reste immuable, en dépit des méfaits nombreux qu'elle occasionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Une exception culturelle? A l'insu de la lapidation (considérée par le droit international comme une exception culturelle dans certains pays &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;moyen-orientaux&lt;/span&gt;) toutes les exceptions culturelles ne sont pas bonnes à prendre.&lt;br /&gt;Alors, mesdames, je vous en conjure, luttez contre ce terrifiant phénomène: sauvez un œil, achetez une jupe longue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-2189605806464291529?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/2189605806464291529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=2189605806464291529' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2189605806464291529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2189605806464291529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/04/la-saison-des-jambes-est-de-retour.html' title='La saison des jambes est de retour: lacher de gambettes en perspective.'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-8456166221126858301</id><published>2009-04-04T09:42:00.005+02:00</published><updated>2009-04-04T10:21:14.651+02:00</updated><title type='text'>Sexe, drogue et rock'n roll</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Où comment attirer facilement des lecteurs avant de se prendre un procès pour publicité mensongère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Oui, j'ai décidé de donner dans la démagogie. Je vais utiliser les méthodes classiques appliquées par la crème des chaînes de télévision intellectuelles: &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;TF&lt;/span&gt;1, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Fr&lt;/span&gt;2 et 3.&lt;br /&gt;Au programme: du cul (aseptisé), du sang (désinfecté), du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;trash&lt;/span&gt; (contrôlé) et du voyeurisme (faussement assumé, voire camouflé sous un prétexte dilatoire)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt; Et surtout beaucoup de bons sentiments. De &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;l'amouuur&lt;/span&gt;, de la bienveillance, des gens qui font face à l'adversité avec beaucoup de courage, du travail, de la famille et de la patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour achever de pousser l'ironie jusqu'au sarcasme, la synthèse de toutes ces saines valeurs patriotiques, l'achèvement de la médiocrité, l'acmé du vulgaire, la canonisation plébéienne:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En théorie, il devrait &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;apparaître&lt;/span&gt; le générique de "confessions intimes" mais mon ordinateur, formé au bon goût par des années de bons et loyaux services à mes côtés (enfin plus exactement sur mes genoux), a décidé de censurer une telle abjection. Je le déplore mais je ne saurais cependant lui donner tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire de bien enfoncer le clou et rameuter quelques éventuels &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;ado&lt;/span&gt; paumés sur la grande toile en attendant de se faire dévorer par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;l'arachnée&lt;/span&gt; virtuelle: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;meurtre sanguinaire d'ours en peluche, massacre au fouet de cuisine, sperme de requin marteau, sodomie d'une &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;huître&lt;/span&gt; au roquefort, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Satan&lt;/span&gt; Vs &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Belzébuth&lt;/span&gt;, jolie blonde à poils (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;hypertrichose&lt;/span&gt;)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Le jour où je saurais maîtriser mon blog et serai capable de voir par quels mots-clés les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;internautes&lt;/span&gt; ont échoué sur cette page, je sens que je vais bien me marrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;ça&lt;/span&gt; va! Vous ne vous moquez jamais des autres, vous? Non, mais &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;sincèrement&lt;/span&gt;, je veux dire... Ah, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;bein&lt;/span&gt;, voilà, vous voyez que je ne suis pas la seule!!!&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/Juliette/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-1.jpg" alt="" /&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/Juliette/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-2.jpg" alt="" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-8456166221126858301?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/8456166221126858301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=8456166221126858301' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8456166221126858301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8456166221126858301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/04/sexe-drogue-et-rockn-roll.html' title='Sexe, drogue et rock&apos;n roll'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-3809168946262485536</id><published>2009-03-31T16:37:00.006+02:00</published><updated>2009-03-31T17:16:16.390+02:00</updated><title type='text'>De mes sains rapports avec mes parents...</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ou comment utiliser &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;l'encyclopédie&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Universalis&lt;/span&gt; en guise de nourriture affective et créer une personne cultivée et asociale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents avaient pour unique ambition de créer une famille traditionnelle. Mes sœurs ayant refusé le dessein paternel qui leur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;injonctait&lt;/span&gt; de se marier vierge à 19 ans avec un officier d'état major pour pondre une chiée de lardons brillant et silencieux, près à reprendre le flambeau des grandeurs familiales; tout le poids de ce joyeux et distrayant avenir est donc retombé sur les deux derniers &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;clampins&lt;/span&gt; qui n'avaient rien demandé à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez vite j'ai donné des signes d'intelligence. Disons que j'étais peut-être un peu moins stupide que les autres mioches, dans la mesure où je parvenais à déchiffrer ces signes codés qui depuis le passage de la &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;préhistoire&lt;/span&gt; à l'histoire permettent aux êtres humains et aux concierges portugaises de consigner des choses par écrit. Je parvenais à lire des lettres alors que mes petit camarades en étaient encore à se barbouiller avec leurs &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;excréments&lt;/span&gt; à la récréation.&lt;br /&gt;Mes parents, bien conscients de ne pas devoir laisser un jeune esprit &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;lâché&lt;/span&gt; dans la nature (sinon il fait n'importe quoi et c'est la chienlit, avec tous ces petits cons), m'ont &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;immédiatement&lt;/span&gt; attribué un rôle: puisque celui de l'artiste et de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;l'executive&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;woman&lt;/span&gt; étaient déjà pris par, respectivement, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Odile&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Camille&lt;/span&gt;; il me restait celui de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;l'intello&lt;/span&gt;. La &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;diplômée&lt;/span&gt;, la vrai, la chiante. Celle dont il est attendu, non pas un prix &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Nobel&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;n'exagérons&lt;/span&gt; rien, mais au minimum des palmes académiques, un doctorat où, à la rigueur, un &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;diplôme&lt;/span&gt; d'ingénieur qui permettrait de rentrer dans le génie militaire et de contribuer à la grandeur de la grande muette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, les choses ne se sont pas exactement déroulées comme prévues. Tout d'abord, malgré mon quotient intellectuel évalué à 155 à &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;l'âge&lt;/span&gt; de 10ans et 3mois (preuve si besoin est que les tests de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;QI&lt;/span&gt; sont à l'intelligence ce que Paris &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Hilton&lt;/span&gt; est à l'élégance: une monstrueuse insulte), je n'ai pas fait une scolarité brillante et passé mon bac à14 ans avec les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;félicitations&lt;/span&gt; du jury. Je n'ai pas découvert un nouvel isotope radioactif qui m'aurait pourvu d'une glorieuse leucémie (morte au champs d'honneur, a fait don de sa santé à la science, la patrie reconnaissante...).&lt;br /&gt;Non, je n'ai même pas réussi ma première année de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;médecine&lt;/span&gt; et ne l'ai pas retenté. J'ai fait une licence. En &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;psycho&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;Autant dire que j'ai le bagage universitaire d'une laitue trop blette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents ne se privent pas de me le &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;rappeler&lt;/span&gt;, ce qui instaure entre nous de sains rapports basés sur l'observation mutuelle et l'attente, campés sur nos positions, que l'autre cède en premier. Comme des sumos ou des chiens de combat, en moins gras et moins sanglant, il est vrai. Mais pas moins violent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-3809168946262485536?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/3809168946262485536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=3809168946262485536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/3809168946262485536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/3809168946262485536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2009/03/de-mes-sains-rapports-avec-mes-parents.html' title='De mes sains rapports avec mes parents...'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-3182359426853161951</id><published>2008-06-27T17:40:00.002+02:00</published><updated>2008-06-27T18:30:51.381+02:00</updated><title type='text'>Etrangeté animal</title><content type='html'>Ou la preuve que Dieu existe et qu'il picole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a une sacrée descente, d'ailleurs si on en croit l'existence tout à fait improbable de cet animal incongrue qu'est l'ornithorynque. Si improbable que, lors de sa première présentation aux autorités scientifiques, aucun biologiste n'a voulu accepté de croire que cet chimère était bien réelle. En effet, un corps de rongeur, un bec de canard, une queue de castor et des pâtes de loutres ; pondant des œufs et allaitant leurs petits, bien que n'ayant pas de tétines, mais en sécrétant du lait qui suinte par les pores de la peau, que les petits lèchent. Et comme si tout cela ne suffisait pas, l'ornithorynque est le seul mammifère venimeux. En effet, le mâle est doté de petits aiguillons venimeux situés sur les pattes arrières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E,t comme un malheur n'arrive jamais seul, l'ornithorynque bien que n'ayant jamais rien demandé à personne, a été doté d'une flopée de noms diverses et variés. Il fut tout d'abord appelé platypus, qui en grec signifie grosso merdo: pied plats. mais le ravissant patronyme avait déjà été attribué à un sombre coléoptère, fort peu affable au demeurant. Une autre entité érudite le nomma alors ornithorynchus (nez d'oiseau) paradoxus, car il est une vaste farce établie par la nature au point d'avoir été pris pour un vulgaire canular asiatique. Mais la communauté scientifique, totalement dénuée de l'humour le plus élémentaire, n'a pas apprécié que lui soit rappelé sa première erreur. Il l'ont donc renommé ornithorynchus anatinus (comme un canard). Ce qui signifie: nez d'oiseau comme un canard.&lt;br /&gt;Aucun humour ces scientifique, capable de rendre rébarbatif le plus distrayant des animaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans être aussi spectaculairement paradoxales, certaines bestioles se démarquent par un comportement étonnant.&lt;br /&gt;Ainsi, deux espèces d'abeilles très différentes, les abeilles du Japon et les abeilles de Chypre,  connaissaient le même drame. Leurs colonies étaient régulièrement dévastées par de vilains frelons pas beau, très agressifs et beaucoup plus grands et costaux que les malheureuses apidées. Lesquelles, faute de muscles, se sont rabattues sur leur encéphale et ont trouvé un moyen efficace pour dégommer les assaillants sans trop y laisser de plumes.&lt;br /&gt;Les abeilles de Chypre les étouffent. Les gardiennes se jettent en grand nombre sur les frelons, empêchent leurs mouvements respiratoires et bloquent les entrées d'air en se collant dessus. La victoire du nombre sur la force, suivant la recette du mahatma Ghandi.&lt;br /&gt;Les abeilles du Japon, quand à elles, les cuisent. Oui, vous avez bien lu, elles les cuisent. En suivant la même technique que les précédentes, en s'agglutinant autour des frelons et en faisant des mouvement qui font augmenter la température jusqu'à 46°C, qui est la température létale pour les frelons. Les abeilles supportant une température de 50°, elles s'en sortent indemnes. Si les abeilles de Chypre n'utilisent pas cette technique, plus simple à mettre en place que l'étouffement, c'est uniquement parce que leur température létale est à 46°C, comme les frelons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout cela afin de nous cuisiner un délicieux miel de fleurs de cerisiers. Finalement, vu sous la coupe de l'anthropocentrisme, la nature fait bien les choses. Parfois.&lt;br /&gt;Miracle de l'évolution chère à Darwin, ou Hasard souverain? Si l'on en croit les créationnistes tout ceci est l'œuvre de dieu omnipotent.&lt;br /&gt;Mais alors, qu'en est-il de l'ornithorynque?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-3182359426853161951?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/3182359426853161951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=3182359426853161951' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/3182359426853161951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/3182359426853161951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/06/etranget-animal.html' title='Etrangeté animal'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-2245786619662044081</id><published>2008-06-03T18:39:00.004+02:00</published><updated>2008-06-03T19:23:14.929+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Petite mise au point:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le temps que je n'avais pas écrit, ma vie, elle, a continué. Et elle va même assez vite. Alors, depuis le dernier message: j'ai passé mes partiels, j'ai des amies qui sont parties, enfin une surtout, mais comme disait l'autre: "un seul être vous manque etc..." Et j'ai accueilli un bébé chat. Enfin plus exactement un futur chat géant qui fût un bébé au début mais atteint à maintenant trois mois, la taille d'un petit chat adulte. Une sacrée galère.&lt;br /&gt;La bestiole se prénomme cookie, il est très chahuteur mais également très câlin, dans ses (rares) moments calmes. Le genre de câlins qui vous vaut un cou labouré (parce qu'il vous fait pelote à même la peau), une cuisse transpercée (parce qu'il a glissé et s'est agrippé) ainsi qu'un tee-shirt détrempé parce qu'il salive lorsqu'il ronronne. Que du bonheur.&lt;br /&gt;Et j'oubliais le meilleur: impossible désormais de taper à l'ordinateur en étant avachie mollement sur le canapé. Désormais, dés le plus petit cliquetis de touches, une petite tête noire et blanche s'interpose entre l'écran et moi, des yeux suppliants m'implorent: "un câlin, par pitié". Je suis faible. Je n'arrive pas à le repousser à temps, il me grimpe sur le ventre, s'installe entre mes seins, cale sa petite tête dans mon cou et ronronne avec l'enthousiasme d'un coureur cycliste montant le col du Tourmalet en danseuse. De plus, il se laisse glisser sur le côté et je dois le retenir avec ma main gauche. Donc, je dois taper avec ma seule main droite, sans avoir la moindre visibilité de l'écran, à cause de ses moustaches qui  me rentrent dans l'œil, me chatouillent les narines et me démangent les oreilles. Et entre deux ronrons, il se frotte ardemment contre ma joue, me collant de longues trainées humides, parce que, comme je l'ai déjà dit, il salive quand il ronronne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon chat, un vrai capital bonheur!!&lt;br /&gt;La prochaine fois, je relaterai la torride histoire d'amour qui unit mon chaton adoré à mes plantes non moins adorées....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-2245786619662044081?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/2245786619662044081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=2245786619662044081' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2245786619662044081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2245786619662044081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/06/petite-mise-au-point-depuis-le-temps.html' title=''/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-2336393057585845689</id><published>2008-04-20T22:30:00.006+02:00</published><updated>2008-11-13T10:08:20.873+01:00</updated><title type='text'>Scéance photo</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_d6-epZ_PHM0/SAu6UX-q6rI/AAAAAAAAAAM/r72MXlA4K_8/s1600-h/meduse.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_d6-epZ_PHM0/SAu6UX-q6rI/AAAAAAAAAAM/r72MXlA4K_8/s320/meduse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191447854671653554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    Aujourd'hui, je suis partie avec ma chère et tendre pour une séance photo à Anthéor. Elle a photographié la mer, la plage et les gares d'Anthéor à Mandelieu. Il faisais gris, il tombait une petite pluie fine et froide. La Méditerranée était également grise et froide, comme la mer du nord. Le vent et les embruns soulevaient de la poussière de varech. La plupart des jolies petites villas de bord de mer avaient leurs volets clos, elles étaient désespérément vides. Une simple façade sans trop rien derrière. Normal, nous sommes hors-saison.&lt;br /&gt;Les plages de galets étaient jonchées de détritus divers et variés: "la Méditerranée victime de son succès". Et d'étranges méduses translucides, sans doute des pelagia  noctulica, j'ai regardé sur wikipédia. Ces petites bêtes, prise de folie reproductive ont si bien pullulé en novembre 2007 qu'elles ont provoqué sur les côtes Irlandaises une véritable maraée toxique, qui a, entre autre, décimés des milliers de saumon d'élevage, entrainant plusieurs millions d'euros de dégâts et une hausse globale du prix du saumon fumé pour Noel 2007. Incroyable ce qu'une aussi petite bête peut faire! En fait, la responsabilité de cette sombre (et tout de même relativement caucase) affaire n'incombe pas totalement à la pelagia  noctulica. Certes, elle se reproduit à une vitesse vertigineuse, mais elle est programmée pour le faire, par instinct, parce qu'elle se trouve à la base de l'éco-système maritime. La pélagia noctalia est le foin des mers. Je veux dire par là qu'une bestiole aussi tarte et moche a une autre utilité que d'inspirer les réalisateur de science fiction (la bestiole de "The faculty" ne peut renier leur lien de parenté): elle sert à la base de pâture à tous les gros poissons qui vivent au large. Hélas, vu le développement de la pêche intensive, ceux-ci disparaissent. Et laissent la pélagia s'échouer sur nos plages. C'est très triste lorsqu'on connait cette histoire de voire les banc d'invertébrés translucides et dotés d'un étrange anneau bleu qui les fait ressembler à une capote usagée. Ils sont inutiles.&lt;br /&gt;Rien de plus triste en ce monde que quelque chose de réellement inutile. La nature déteste le vide, et si quelque chose devient inutile, il y a fort à parier que ça ne restera pas longtemps. La bonne vieille pelagia  noctulica  n'est même plus bonne à nourrir un thon désormais aussi rare qu'un pou sur la tête de Michel Blanc. Au final, quand tous les grand poissons auront disparus ils ne restera plus que des méduses et des humains, aussi vain les uns que les autres.&lt;br /&gt;Parfois je hais mon espèce.&lt;br /&gt;&lt;img src="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Juliette/Mes%20documents/Mes%20fichiers%20re%C3%A7us/meduse.jpg" alt="" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-2336393057585845689?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/2336393057585845689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=2336393057585845689' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2336393057585845689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/2336393057585845689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/04/scance-photo.html' title='Scéance photo'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_d6-epZ_PHM0/SAu6UX-q6rI/AAAAAAAAAAM/r72MXlA4K_8/s72-c/meduse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-8440684205843549377</id><published>2008-03-05T15:31:00.004+01:00</published><updated>2008-04-20T22:30:38.789+02:00</updated><title type='text'>Enfin...</title><content type='html'>Mon dernier message remonte à plusieurs semaines maintenant et mes fidèles lecteurs pourraient me le reprocher si seulement... j'en avais. Bon, ne soyons pas cynique,  je débute et en plus je ne suis pas très régulière dans mes "envois"(comment dire, envoi, mise en place, dépôt, affichage... je ne suis guère familiarisée avec le vocabulaire bloguesque) de message.&lt;br /&gt;Mais  j'ai finalement réussi à dégager un créneau dans mon emploi du temps quasi ministériel (ceux qui me connaissent riront à gorge déployée et tant pis pour les autres!) pour la rédaction du petit texte suivant. Evidement, je devais travailler, ma directrice de mémoire m'ayant menacée de séquestration si je ne lui fournissais pas vingt pages pour vendredi, juste vingt pages, en gage de bonne volonté!&lt;br /&gt;Ma volonté est on-ne-peux-plus mauvaise, mais elle l'ignore encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, voici ma dernière production, au ton un peu moins léger que les précedents, mais on ne badine pas avec certaines choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Je n’aime pas mon bébé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Il m’a fallu longtemps, pour arriver à comprendre de quoi il s’agissait. Ou plutôt il m’a fallu longtemps, pour arriver à admettre cela. La petite hurle dans sa chambre, comme presque tout le temps et ses cris filtrent par la porte fermée malgré mes boules Quies. Pourtant elle vient de manger, j’ai vérifié qu’elle était propre et sa veilleuse lui chante « frère Jacques » avec conviction. Mais rien n’y fait, elle brame avec une application méthodique. A la longue j’en viens à me demander si ce n’est pas uniquement pour m’emmerder. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Pourquoi ai-je voulu cet enfant ? je ne sais plus. Je ne cherchais pas à tomber enceinte, ça été une surprise. Mais je me demande pourquoi je l’ai gardé. Peut-être que c’est l’avortement qui m’a fait peur, un reste d’éducation catholique ou la peur de tuer dans l’œuf un hypothétique Einstein ou Mozart. Je n’avais aucune vraie raison de garder cet enfant, pas de vrai désir non plus. Ou alors je l’ai oublié. Peut-être étais-ce juste parce que j’ai dépassé les trente ans et que ca me semblait le moment. Je ne sais plus, j’ai été sotte. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Il n’y a pas si longtemps j’étais une femme active et, je m’en rends compte maintenant, épanouie. J’avais un bon boulot, avec des collègues que j’appréciais et plein de possibilités. Et surtout j’étais parfaitement libre, libre de sortir le soir, d’aller me faire une toile directement en sortant du boulot, d’improviser un restaurant avec des copines ou de rentrer à pas d’heure, passablement éméchée. Désormais me voila enchaînée à cette gosse puisque je dois la nourrir toutes les trois heures.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Après mon accouchement, j’étais encore totalement groggy quand l’infirmière a débarqué pour que je nourrisse mon nourrisson vociférant. Je n’ai pas eu la force ou la volonté de résister et me voilà obligée d’allaiter au sein. Et c’est une horreur. J’avais dans la tête plein d’images d’Epinal de mère allaitant en souriant, une vague idée de fusion tendre et animale. Et bien c’est faux ! Totalement et désespérément faux, incroyablement naïf. La vérité c’est que mes seins me semblent peser une tonne, que mes mamelons sont crevassés et suintent en permanence, que c’est affreusement douloureux. Et surtout qu’il n’y a rien de tendre ou de magique, juste un acte alimentaire que j’effectue la plupart du temps en tombant de sommeil pendant que le petit vampire me pompe avec avidité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;En plus je ne sais jamais ce que je dois faire ou pas. Cette petite harpie hurle, comme si sa vie en dépendait et je n’arrive jamais à savoir si elle a faim, si elle est sale… alors je fais tout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je vérifie la couche, lui propose le sein, tente de la bercer mais rien n’y fait, elle brame de toutes ses forces. En me regardant comme une incapable. Même si ça semble fou, j’ai l’impression qu’elle me déteste,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qu’elle veut me rendre folle. Surtout quand quelqu’un la prend dans les bras et qu’elle cesse instantanément de pleurer alors qu’elle me hurlait dans les tympans depuis deux heures. Généralement la personne en question trouve que j’ai de la chance d’avoir une petite fille aussi mignonne.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il est évident que ce n’est pas eux qui doivent se lever toutes les deux heures la nuit, les nuits où elle consent à bien vouloir dormir entre ses tétées, du moins ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Je passe mes journées à dormir debout, à pleurnicher quand elle se met à hurler. La dernière fois, j’étais tellement fatiguée de ses cris incessants que je l’ai giflée. Pas bien fort, une seule fois, mais ça m’a échappé. Quand j’en ai parlé à ma mère elle m’a regardé comme si j’étais un monstre, une abomination de la nature. Elle m’a dit que j’avais eu de la chance de ne pas avoir une mère telle que je suis pour ma fille. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Je ne peux pas lui donner tort, je suis une mère lamentable. En fait je crois que je n’aurai pas dû avoir cette enfant. Ou alors j’aurais dû l’accoucher sous X, afin qu’elle puisse être adoptée par une famille convenable, avec une mère qui sera capable de s’occuper d’elle. J’aurai dû…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Je me rappelle, lorsque j’ai annoncé ma grossesse à mes collègues de bureau, que l’une d’elles m’a dit que ma vie ne sera plus jamais la même. Effectivement…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;Mais j’aimais bien ma vie d’avant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(54, 95, 145);"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-8440684205843549377?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/8440684205843549377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=8440684205843549377' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8440684205843549377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8440684205843549377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/03/enfin.html' title='Enfin...'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-1759772500504196765</id><published>2008-02-08T21:43:00.001+01:00</published><updated>2008-03-05T15:51:16.534+01:00</updated><title type='text'>La nuit ne porte pas toujours conseil</title><content type='html'>Vous n'y couperez pas, voici un autre texte, pour ceux qui en redemandent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc voici la bête:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La nuit ne porte pas toujours conseil&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;N’avez-vous jamais eu l’impression que les fêtes de fin d’années n’existaient que dans l’unique but de déprimer tous ceux qui n’ont pas les moyens de la fêter ? Je sais bien que c’est faux et que les fêtes de fin d’année avaient à la base  un but honorable: développer le commerce des chocolats et relancer la production de tonnes de jouets inutiles et impossibles à recycler. Tous les ans, dès le début novembre, impossible d’échapper au mythe de la fête familiale conviviale où les enfants déballent sagement leurs cadeaux en sautant de joie, se blottissant dans les bras&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;des parents qui échangent des regards lourds de sous-entendus parce que papa a offert à maman une (très) jolie et (très) petite chemise de nuit en (très) petite dentelle que papa se fera une joie de lui retirer, une fois les enfants couchés. Les sapins fraichement décimés sèment leurs épines dans les galeries commerciales, les magasins de jouets remplissent les boîtes aux lettres de catalogues de papiers glacés imprimés made in forêt amazonienne, enfin le peu qu’il en reste. Des néons poussent entre les réverbères, utilisant&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;l’électricité nécessaire pour illuminer la ville pendant un mois ; des guirlandes fleurissent sur des arbres qui n’ont rien demandé à personne ; les populations devenues hystériques se ruent dans les artères commerciales à la recherche DU cadeau qui fera le bonheur de Tata Marcelle. Je crois que le monde devient fou chaque année, cycliquement, un peu comme les suicides collectifs des lemmings tous les seize ans et quelques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;L’obligation sociale de trouver des présents à offrir à mes proches me plonge dans un embarras peu compréhensible par le commun des mortels qui, lui, n’a pas de crises d’angoisse dans les grands magasins. En effet, je souffre d’une phobie qui déclenche la compassion terrifiée de mes connaissances modeuses : faire mes courses à Carrefour me donne des sueurs froides, aller à H&amp;amp;M me flanque la nausée. Alors me coltiner les galeries Lafayette pendant la ruée des fêtes est au-dessus de mes forces. Je revis depuis l’invention d’e-bay. Ca me conforte dans l’idée que j’ai toujours eu, que&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;seuls les asociaux et les fainéants font avancer le progrès. En effet, la roue, par exemple, n’a pu être inventée que par une feignasse pas tentée qui en avait assez de se coltiner sur le dos les cinquante kilos de bois quotidien pour le feu. Heureusement cette année je n’aurais pas le problème de la carence financière. Effectivement, puisque ma thèse de lettre moderne ne paye pas vraiment et que mon réfrigérateur n’est pas équipé de la fonction « auto-remplissage », je travaille à mi-temps comme accessoiriste, costumière et assistante dans divers films. Officiellement il s’agit de films sur les techniques de thermo- formation de la silicone, destinés à la formation des ouvriers. Cette version est essentiellement destinée à ma mère et ses proches. En fait, il s’agirait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;plutôt d’un film sur les limites toujours repoussées de l’élasticité du corps humain dans diverses positions, à destination &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;d’une population certifiant être majeure quoique pas encore totalement pubère.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Un boulot comme un autre me suis-je dit en l’acceptant. Je tente de m’en convaincre chaque jour depuis. Même si je travaille dans ce milieu depuis bientôt huit mois, je ne peux m’empêcher de rougir au moment de pousser la porte de l’établissement où l’on me charge d’acheter les accessoires. Au-dessus de la porte, une enseigne lumineuse clame : « &lt;i style=""&gt;Chez Véro, le meilleur du porno&lt;/i&gt; ». Allez, je relativise, inspire un grand coup et passe le rideau de velours bordeaux. La taulière est sympa, elle vient me faire la bise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;« Salut mon petit lot, qu’est-ce qui te faudrait aujourd’hui ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Je viens de la part de Chris, il t’embrasse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Tu lui feras un bisou de ma part. C’est quoi ce film ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;« &lt;i style=""&gt;Robin Wood, prince des violeurs&lt;/i&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Oh ! C’est original ça ! Il nous la manquait, celle-là.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Original oui, mais bon, après c’est moi qui doit trouver les costumes !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Ca doit pas être trop compliqué à trouver dans un magasin de déguisement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Ah non ! Je trouve, mais les pantalons sont sans braguette pour la plupart.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Ah, c’est sûr, sans braguette, on peut rien faire. Qu’est ce qui te faut?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Il me faut un nouveau pénétrator 32, le dernier a rendu l’âme hier, il s’est carrément fendu en deux. Met-moi aussi deux vibro, ceux-là, met m’en un bleu et un vert. Tu n’aurais pas une troisième couleur ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Rose avec des paillettes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Non, il me faut une couleur qui tranche avec la chair, sinon ça ne passe pas à la caméra. Et il me faudra aussi une demi-douzaine de cagoules en latex, on a fait les repérages avec des bas, mais les acteurs ont du mal à respirer avec. En plus, ce n’est pas très esthétique et ça file vite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Dommage c’est plus réaliste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;N’est ce pas ? A propos de bas, tu me mettras douze paires de bas noirs, six paires de blancs et six paires de rouges.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;En blancs, j’ai que des bas d’infirmière avec une petite croix rouge, ça ira ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Non, il me faut des blancs immaculés. Tu peux me les commander ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Pas de problème, tu les auras jeudi. Six paires, c’est ça ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Mes-en huit alors, en cas de casse. Et il me faudra dix tubes du lubrifiant habituel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Seulement dix ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Je reviens jeudi, je t’en reprendrais. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Je repars avec ma facture en poche et mon sac de course plein de gadgets susceptibles de provoquer une monstrueuse érection chez le moindre sujet mâle. Retour au studio de tournage. Dans le hall je croise Priscilla, de son vrai nom Monique, avec le nez si irrité que ses narines saignent par endroit. La malheureuse a contracté le rhume du siècle. Je m’enquiers de sa santé, en imaginant déjà le calvaire lorsqu’elle devra étaler du fond de teint correcteur sur ses crevasses à vif pour les camoufler. Dire qu’elle est un fantasme vivant pour tous ses fans, convaincu qu’elle « respire le sexe et pue le stupre ». Faux : au naturel elle ne sent que &lt;i style=""&gt;l’Air du temps&lt;/i&gt; et ne respire que l’air ambiant, avec un peu de difficulté à cause de son nez bouché. Elle est&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;secrétaire médicale dans le civil, les tournages servent à arrondir ses fins de mois. Elle est plutôt sympathique, un peu timide et demande toujours à partir avant quatre heures pour aller chercher son fils à l’école. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Arrivée dans le placard à balai qui sert de vestiaire et d’entrepôt pour accessoires, je fais bouillir de l’eau &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et dispose tous les gadgets en silicone dans une bassine métallique. Deux minutes sur le feu dans l’eau bouillante et ils sont comme neufs. Je nettoie les harnais au savon antiseptique puis les fait sécher sur le fil à linge au-dessus de l’évier. Il est presque treize heures, ce sera la pause déjeuner dans quelques minutes, je fais un gigantesque milk-shake à la fraise pour tout le monde. J’aime bien le moment du déjeuner, les actrices maquillées comme des voitures volées sortant de la douche et mangeant en peignoir, les bavardages entre eux. Ca me fascine toujours de voir cet absence de gêne entre eux, comme si ils avaient juste fait de la comptabilité ou rendu un dossier ensemble. J’ai du mal à comprendre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Un jour une des actrices m’a confié que la pause déjeuner est loin d’être une habitude sur les plateaux de tournage de film de genre. La plupart du temps les acteurs enchainent les heures sans même une pause-cigarette et certains plateaux de tournage n’ont même pas de douche. Elle a l’air si contente à l’idée de travailler pour un philanthrope que je ne lui dit pas que ces largesses ont pour seul but d’améliorer les cadences, donc, de gagner du temps. Mais au final chacun y trouve son compte. Les uns des bénéfices, les autres un boulot.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Je relativise beaucoup sur le plateau. Je n’ai pas le choix d’ailleurs. Un peu comme les thanatopracteurs ou les médecins légistes, je finis par tout prendre au second degré, avec un humour cynique dont j’ai toujours été dotée, mais qui s’améliore (ou s’aggrave, selon le point de vue) chaque jour d’avantage. Il est vrai que ma misanthropie, elle, ne s’améliore pas. Ma névrose non plus d’ailleurs. La première fois que j’ai pris rendez-vous chez mon psy, il m’a fallu quatre coups de fil que j’ai interrompu brutalement avant d’arriver à une date. Lors de la première séance, je n’ai réussi qu’à bafouiller des banalités. Il m’a redonné rendez-vous la semaine suivante. Deux mois plus tard, quand j’ai enfin réussit à lui dire la nature de mon problème, il a attendu la fin de la séance pour me féliciter : avec mes neuf séances de résistance, j’avais battu le record établi à six séances par un de ses patients. Le malheureux praticien ignorait alors qu’il n’était qu’au tout début de ses surprises.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Il fait nuit lorsque je quitte les bâtiments où je gagne ma baguette à la sueur de mon front. En sortant du tramway je m’arrête au camion pour prendre une part de pizza, il faudra que j’aille faire les courses demain. Sous mes doigts l’emballage s’auréole d’huile rosée par la tomate. De toute façon les lipides se contentent de traverser mon corps trop maigre. Je passe devant le square, les toboggans luisent sous les réverbères comme d’étranges animaux solitaires. Sur les pelouses désertées par les enfants les merles cherchent les relents des gouters. Le clochard du quartier somnole sur un banc, son chien vient me faire la fête, attiré par l’odeur de ma pizza. Je dépose ma part au pied de son maître et reprend le chemin de mon appartement. Je n’aurai qu’à me faire des pâtes au beurre. Non, je n’ai plus de beurre ! De l’huile d’olive ? Je n’en ai jamais racheté. Tant pis, je mangerai un yaourt. Je regrette un peu mon geste impulsif.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Les balançoires du square tanguent doucement au bout de leurs chaînes. La rouille des arceaux les fait grincer sinistrement. Les arbres aux branches nues sont lugubres. Je frémis en longeant les grilles sales sous la lumière anémique des réverbères. La lune laisse une empreinte blafarde sous le voile nuageux. Arrivée dans le hall de l’immeuble j’entends le sifflement sourd du vent dans la cheminée du chauffage central. Je me crispe en passant à coté de la fenêtre où bougent des ombres. Quelqu’un me suit, il me semble entendre des pas. Une ampoule cassée depuis plusieurs semaines laisse un coin d’obscurité au début de l’escalier, je suis certaine que ça c’est tapie là et que ça m’attends. Je sens la terreur m’étreindre la gorge. Je tente de déglutir mais la salive reste coincée dans ma bouche. Impossible de passer. Je sais que je vais mourir. Je voudrais crier mais rien ne sort. Je sens le souffle me manquer, j’ai peur de tourner de l’œil, la chose cachée dans l’ombre ne bouge pas. Je me colle contre le mur du couloir, mes jambes vont me lâcher. Tout à coup une porte s’ouvre à l’étage, une silhouette se penche au-dessus de la rambarde, je ne vois pas son visage à cause du contre-jour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;-«  C’est toi, ma puce ?  demande mon amoureux, tout inquiet. Je t’attendais, je savais que tu aurais peur du noir. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;Et il est descendu me chercher avec une lampe torche. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-indent: 17.4pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(95, 73, 122);"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-1759772500504196765?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/1759772500504196765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=1759772500504196765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/1759772500504196765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/1759772500504196765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/02/la-nuit-ne-porte-pas-toujours-conseil.html' title='La nuit ne porte pas toujours conseil'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-8823394842228430939</id><published>2008-02-01T13:52:00.001+01:00</published><updated>2008-04-20T23:31:19.635+02:00</updated><title type='text'>Autant pour moi</title><content type='html'>Drôle d'expression que ce "autant pour moi". Depuis des années que le débat orthographique fait rage entre les adeptes du "au temps pour moi" et ceux qui ne jurent que par le "autant pour moi", il semblerait que les hautes instances de la linguistique et rhétorique se soient accordées sur "au temps pour moi", tout en considérant qu'"autant pour moi" n'est pas réellement une faute.&lt;br /&gt;En bref, je ne l'écris pas comme il le faudrait mais tout le monde s'en tamponne le coquillard (au rythme du french cancan).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est interressant, au-delà de l'orthodoxie orthographique, c'est l'étymologie de cette jolie expression dont je me délecte à chaque fois. J'imaginais une jolie explication musicale,  une histoire de musiciens demandant au chef d'orchestre de reprendre "au temps, pour moi" en cas d'erreur. Mais ma version, bien éminemment poétique est inexacte. Il s'agirait en réalité d'un terme militaire indiquant la reprise d'une maneuvre suite à une erreur. Autant pour moi serait alors une vulgarisation, une quelconque faute de français, en quelque sorte.&lt;br /&gt;Je fais donc partie de ces hordes errantes de pignoufs qui souillent lamentablement notre belle langue maternelle! Si je ne me retenais pas, je me giflerais! Ou pas, il ne faut tout de même pas exagérer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, tout cela pour en arriver là où je devrais déjà être depuis un bout de temps (tant?): à mon texte, que je dois soumettre au jugement de mes, ô combien nombreux, lecteurs assidus. (oui, comme dirait ma mère: je m'offre des fleurs, puisque personne ne le fait!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose promise, chose due, voici "Autant pour moi":&lt;br /&gt;&lt;p style="color: rgb(153, 51, 153);" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt; color: rgb(153, 51, 153); font-family: arial;"&gt;Je suis adossée au mur, les pieds crispés sur le sol. Dans son coin la télévision diffuse une lueur verdâtre. Depuis que Samy a joué avec les boutons de la télécommande les couleurs sont toutes déréglées. Dans la petite fenêtre médiatique le monde est devenu vert, vert sapin, vert amande, vert canard, vert olive. Les acteurs semblent malades comme des chiens, je m’attends à tout moment à les voir gémir en se tenant le ventre et courir vers les toilettes du plateau. Mais ils ne le font jamais, ils ne sont pas réellement pris de diarrhée. Alors qu’apparaît le logo annonçant les publicités Rudy, le plus grand de mes frères, daigne me remarquer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpFirst"  style="text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;« Hé Minette, qu’es-tu fous là ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle"  style="text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;J’attends.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle"  style="text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;T’attends quoi ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpMiddle"  style="text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Rien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoListParagraphCxSpLast"  style="text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;N’importe quoi, cette gosse ; &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;t’as rien à attendre de toute façon. Viens regarder le jeu avec nous.»&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;Rudy n’a pas tort, c’est un peu&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;n’importe quoi. Je ne sais pas exactement pourquoi, ni ce que j’attends, mais je ne peux croire que ça sera toujours ainsi, toujours le même endroit, le même ciel implacable, la même maison au crépi passé, la même mer gris froid et les mêmes gens. Un jour, tout cela changera, je le sais, je le sens. Alors j’attends. J’attends depuis longtemps. J’attends depuis tant de temps que je tends à désespérer. Mais je n’ai rien d’autre à faire.&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;                &lt;/span&gt;Pour passer le temps, je sors me promener.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les vacances durent depuis une éternité, j’ai tellement envie de retourner au collège, au moins je peux lire tous les livres que je veux, je peux poser plein de questions à mes professeurs qui me répondent en souriant. Parfois même ils ne savent pas répondre et nous cherchons ensemble dans un gros dictionnaire à la couverture délavée. J’aime beaucoup mes professeurs, surtout celle de français. Mes frères se moquent de moi quand je lis pendant la récréation. Ils disent que de toute façon je n’ai pas besoin de livres pour faire le ménage au club de tourisme. Comme ma mère. Il ne viendrait à l’idée de personne que je puisse vouloir autre chose. D’ailleurs pourquoi autre chose ? Et quoi d’autre ? Elle te suffit pas cette vie là ? Ne te prends pas pour ce que tu n’es pas. Tu travailleras au club, comme tout le monde.&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;                &lt;/span&gt;Je marche vers la mer. Une petite bise cinglante me gifle le visage. Il fait froid. Je m’enfonce dans la boue du chemin, des herbes percent au milieu de la terre battue, il y a bien longtemps qu’aucune voiture n’est passée ici. Les joncs plient sous le vent, le sable vole et me pique les yeux. La mer me fait le gros dos. Ce n’est pas l’onde pure décrite par les poètes, ce n’est pas la colère furieuse des éléments déchaînés, ce n’est qu’une masse d’eau grise et triste qui bat la plage inlassablement, sans but et sans raison. J’aperçois le club touristique au loin, masse de béton mal dégrossi déserté en cette saison. Les touristes qui viennent ici ne sont pas beaucoup plus riches que nous, ils viennent s’entasser sur la plage entourant les bâtiments, incapables d’aller chercher un meilleur coin quelques kilomètres plus loin. Je trouve cela idiot. Et je n’ai aucune envie de travailler pour des idiots. Le sable me colle aux pieds, je marche lentement. Un groupe de gamins joue sur le ponton, ils tentent d’attraper à l’épuisette des poissons qu’il n’y a pas dans ces eaux saumâtres et polluées. Ils ne remontent que des algues mais ne renoncent pas, persuadés de leur possible réussite. Je leur sourie tout en me disant que cette mer-là n’a décidément rien à nous offrir. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; color: rgb(0, 51, 51); font-family: arial;"&gt;Les nuages s’opacifient petit à petit, le soir tombe. Il doit être six heures, il va falloir que je rentre. Je revoie ma mère annoncer royalement : « ce soir, on fait des frites » et mes frères ont applaudi, tout heureux, sans se dire que ce serait ces saloperies de frites surgelées, à la texture sableuse et au goût inexistant. Et sans se dire que c’était juste économique, une promotion de fin de mois sur ces horribles tubercules déshydratés. Ils applaudissent et ils sifflent de joie. Ce sont de grands types qui sifflent les bonnes nouvelles et les filles dans la rue. Et elles, au lieu de les ignorer ou de les fusiller du regard, elles gloussent bêtement entre elles. De temps en temps ils arrivent à en convaincre une de venir les rejoindre dans les dunes et il y a du sable dans leurs vêtements le lendemain matin. Souvent ils me mettent à la porte et regardent des cassettes entre eux sur le magnétoscope, des cassettes où les filles ne sont pas très habillées. La fois où ma mère en a trouvé une dans leur chambre elle a crié que c’était dégueulasse et que j’aurais pu tomber dessus. Sammy a répondu qu’il fallait bien que je sache un jour à quoi m’attendre. Elle a hurlé et jeté toutes les cassettes. Depuis, ils les cachent chez mon plus jeune frère qui est encore trop jeune pour attirer les soupons.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; color: rgb(0, 51, 51); font-family: arial;"&gt;Je sais que nous n’avons pas le même père mais à ma connaissance il n’y a que Samy et Rudy qui aient le même père dans la fratrie. Peut-être est-ce parce que je suis la seule fille, mais j’ai souvent l’impression de ne rien avoir en commun avec eux, pas plus qu’avec ma mère. Ma mère est une fausse blonde platine avec huit centimètres de racines mélanisées, les ongles vernis de rouge écaillé, portant des jeans trop serrés et des tee-shirts trop moulants pour son age et ses cinq enfants. Elle parle fort, avec un accent très marqué qui m’écorche les oreilles. Je dois tenir de mon père, je ne sais pas, je ne le connais pas. Mais il me semble impossible qu’il en soit différemment.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; color: rgb(0, 51, 51); font-family: arial;"&gt;Je longe la route des Sablines, il ne passe aucune voiture. L’immeuble apparaît petit à petit, cube peint en vieux jaune crasseux au milieu du gris et du vert. Je me suis toujours demandé qui avait été assez fou pour construire ces trois HLM en pleine campagne. Le village le plus proche est à une trentaine de kilomètres, la seule proximité est le club. Je ne comprends pas comment une telle monstruosité a pu voir le jour. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours attendu le moment béni où je m’en irai de cet enfer balnéaire. Définitivement. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt; color: rgb(0, 51, 51); font-family: arial;"&gt;Derrière la porte d’entrée j’entends les voix de mes frères et le rire gras de ma mère. Au loin résonne le cri des mouettes en écho. J’enlève le sable de mes chaussures et avant de rentrer, je prends une grande bouffée d’air, comme avant une longue apnée. Mes frères et ma mère sont tous rassemblés autour de la table de la cuisine, l’air est brulant et empeste la friture. Ma mère est de bonne humeur, elle chante faux et fort, en roulant des hanches devant ses fourneaux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;« Ben qu’est t’as foutu Minette, tu rentres super tard ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Je suis allée me balader.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; color: rgb(0, 51, 51);font-family:times new roman;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;-&lt;span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-size:7;" &gt;          &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;Putain, t’en as perdu un temps ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; color: rgb(0, 51, 51); font-family: arial;"&gt;J’avais, quand à moi, plutôt l’impression d’en avoir gagné. Autant pour moi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-8823394842228430939?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/8823394842228430939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=8823394842228430939' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8823394842228430939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8823394842228430939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/02/autant-pour-moi.html' title='Autant pour moi'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6855394305046101120.post-8373923921320468547</id><published>2008-01-30T21:09:00.000+01:00</published><updated>2008-01-30T22:17:20.971+01:00</updated><title type='text'>Dépucelage de mon blog</title><content type='html'>Alors ça y est, depuis le temps que j'avais promis à mes amis une compilation de mes petits écrits spirituels: voici mon blog, tout beau, tout neuf. Enfin, plus vraiment neuf, vu que j'ai commencé à écrire dessus mais je pousse peut-être le sens du détail un peu loin. Disons mon nouveau blog.&lt;br /&gt;   Sinon, je suis très fière d'avoir réussi à le monter, ce blog. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'ai fait toute seule, parce que mon panda d'amour pourrait m'en vouloir d'évincer aussi ouvertement son aide, ô combien précieuse, mais j'ai commandité les opérations et même participé à sa création... un peu...  Alors ce soir, face à mon écran,  je suis prise d'un sentiment de fierté intense, presque maternel, éxagéré sans aucun doute.&lt;br /&gt;Le même sentiment m'envahi brusquement lorsque l'un de mes rats adorés, mal réveillé de sa cinquième sieste quotidienne, saute de son hamac pour aller boulotter et loupe le bord de l'étage, s'affalant misérablement au fond de la cage, au milieu de la litière. Je suis alors prise de tendresse, entre deux foux rires. C'est mon gros bébé qui s'effondre comiquement. Et ça m'attendrit beaucoup...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6855394305046101120-8373923921320468547?l=deauxetdencres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/feeds/8373923921320468547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6855394305046101120&amp;postID=8373923921320468547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8373923921320468547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6855394305046101120/posts/default/8373923921320468547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://deauxetdencres.blogspot.com/2008/01/dpucelage-de-mon-blog.html' title='Dépucelage de mon blog'/><author><name>Juliette d'Eaux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05466653439523848344</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
